jeudi 6 août 2026

Push the Wall & DKR

 

Plaisir et frustration

C’est ce que je ressens en refermant ce livre


Le déjà ancien livre d’entretiens Eisner/ Miller me laissa surtout de la frustration, entre autres car trop attendu de ma part. Là ce fut plus court, et j’ai tâché de modérer mes attentes, sachant que tout ce que je voulais savoir ne pourrait y être

Frustration malgré tout car il y a beaucoup de choses qu’il n’évoque pas, ou quasi pas, comme Born Again, trop peu de Elektra Lives Again, pas un mot de son travail avec John Romita Jr… et globalement il parle trop peu technique et collaborations à mon goût, au sens du vrai travail, de l’approche d’un texte, des mots, de la page… Trop de temps passé sur le cinéma et de la philosophie un peu « simple » (crois en toi, accroches toi…)

Les illues sont trop rares et pas assez variées

MAIS beaucoup de plaisir également car il n’élude pas tout, il parle de Holly Terror, de ses échecs (Ronin), de son alcoolisme, il évoque des confrères, un peu de back stories, ses influences, d’où il vient, son amour de NYC… et surtout, en tout cas pour moi, on sent que c’est bien lui qui a écrit, sans aide, car à bien des endroits je retrouve le phrasé, le style du Miller scénariste que j’aime, et ça c’est top.

Maintenant, il est certain que si le livre avait pu faire 3 ou 400 pages, au lieu de 200, il aurait pu aller plus loin et je serai ravi, mais je suis très heureux de cette lecture au final. J’ai passé un très bon moment et c’est déjà quelque chose

J’ai craqué et pré commandé, l’an dernier, une version signée. 


Ca n’est pas mon truc d’habitude, je ne suis pas un fétichiste de la signature mais ayant eu la chance de croiser, voire côtoyer, la plupart de mes idoles, je me dis que celle-là, il y a assez peu de chance que je puisse la voir (même si nous ne sommes pas passés loin cette année, avec Raph, à NYC) Alors exceptionnellement …

Pour mettre quelques images attestant de l’importance du Dark Knight Returns (livre mis en avant par l’éditeur) pour moi, voici ce qui, aujourd’hui, se retrouve exposé dans ma maison, en lien direct avec ce livre




+ un dessin (sur ordi donc non exposé) de Thierry Martin  (comme celui au dessus d'Olivier Vatine) que j'avais oublié et qui sera ma prochaine coque de téléphone (c'est notre personnage, créé pour le 2nd Comics Novel chez Komiks Initiative)

Il y a quelques livres dont j'ai de nombreuses versions (Man w Fear et Born Again par exemple)

DKR est dans ce cas


En prenant la photo, j'oubliais ce gros pavé...


que Klaus m'avait envoyé il y a des années, et que je n'ai ouvert que plusieurs jours après réception, découvrant alors avec stupéfaction cette dédicace


N’oublions donc pas ce complice essentiel de Miller


J’aimerais terminer sur une vieille et belle photo de Frank Miller et Lynn Varley, représentant ce que je m’imagine d’eux lors de la réalisation de DKR, même si je sais que ce ne fut pas un long fleuve tranquille.


Je ne veux minimiser ni le travail important de l’editor ni celui du lettreur, mais DKR c’est quand même avant tout Miller/Janson/Varley.

Merci à eux.

Et que l’on aime ou pas le Miller d’aujourd’hui, pour tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a représenté (pour moi en tout cas) en solo ou en collaborations…

Vive Frank Miller !

 

27 commentaires:

  1. Annoncé par un trailer à la sdcc, un documentaire sur Bill sienckiewicz, par les auteurs d'un doc sur kingdom come déjà

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  2. oui ca semble top, et en lien avec Miller il parait que "son" doc aussi sera dispo https://www.brew.tv/fr/film/1897-frank-miller-american-genius

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  3. En espérant que ça parle de ce que miller a mis de côté dans son autobio

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  4. Ça m'étonnerait car c'est Silenn Thomas qui s'en charge et je pense que c'est extrêmement hagiographique

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  5. Ce qui n'empêchera pas forcément que ce soit passionnant cela dit

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  6. Tu as été déçu alors mais tu t'y attendais un peu.

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  7. J'ai vraiment tenté de réduire mes attentes mais avec un auteur de ce calibre oui forcément j'avais quand même une attente. Mais au final clairement j'ai beaucoup aimé ce livre

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  8. Vivement l'édition française ! J'avais adoré le bouquin Eisner/Miller que je relis très régulièrement. Miller représente l'un des 2,3 artistes pour lesquels j'éprouve une réelle affection. Comme si le gars faisait parti intégrante de ma famille. Un ressenti qui m'interroge depuis toujours mais qui ne cesse de se développer avec les années. Lionel

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  9. Exactement pareil ici Lionel, sauf en ce qui concerne le livre d'entretien qui m'a clairement déçu

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  10. Hola Anonyme :) Qu'est ce qui t'a tant déçu dans l'entretien Eisner/Miller ? Lionel

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  11. Ce sont mes deux idoles absolues alors peut-être que j'en attendais trop c'est tout à fait possible, cela dit objectivement ils auraient dû discuter non pas sur un pied d'égalité mais au moins sur une sorte de confraternité or je trouve à la lecture que Will Eisner n'a pas fait ses devoirs il ne s'est absolument pas renseigné sur Miller qui, lui, connaît tout d'Eisner, ce qui fait qu'on a quelque chose d'assez professoral avec le maître qui dit à l'élève ce qu'il faut penser. je caricature un peu mais c'est l'idée, même si ce livre reste évidemment très intéressant (mais de ce fait beaucoup moins que l'excellent shop talk où l'égalité, ou en tout cas l,' inter connaissance des interlocuteurs et bien plus présente)

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  12. Hmmm !! Raphael et toi, vous oseriez l'interviewer pour le magazone Black and White Stories ?

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  13. Tu m'étonnes. On n'est pas passé hyper loin quand on était à quelques centaines de mètres de son atelier je pense que c'est mort maintenant

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  14. "...on a quelque chose d'assez professoral avec le maître qui dit à l'élève ce qu'il faut penser." Je me souviens très bien de ces échanges où Eisner reprend Miller. Mais pour moi, ils se justifiaient dans le sens où Eisner reprenait Miller sur des sujets/des périodes que le père du Spirit avait vécu. Donc, je n'y voyais pas de condescendance. Mais tu as raison aussi concernant shop talk. Le sentiment d'avoir des artistes qui parlent d'égal à égal est vraiment présent.

    "...je pense que c'est mort maintenant". Et un duo Janson/Miller ? :) On prend des habitudes :) Lionel

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  15. haha, quasi aussi improbable mais l'espoir fait vivre

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  16. Dans un autre registre, il y a quelques mois certaines personnes m'avaient confirmé impossible toute édition du Mikros de Jean Yves Mitton. Et résultat ? Un bonheur dans les prochains mois. Alors je vais espérer :) Le râleur de service, Lionel :)

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  17. Encore et toujours ! Pourvu que cela dure !) Lionel

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  18. "Dark Knight Returns", tu dis... Jamais entendu parler.
    Sinon, je suis d'accord avec toi sur le Eisner/Miller, il m'a tellement déçu et pour les raisons que tu évoques (une profonde condescendance d'Eisner) que je ne l'ai pas gardé.

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  19. Et bondiou j'aurais voulu l'adorer ce bouquin (comme le spirit de Miller)

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  20. Je connaissais pas le comics avant d'avoir vu le film, et déjà j'avais peur aimé... pourtant y'a tant de gens talentueux

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  21. en y réfléchissant je me dis qu'un seul argument plaide pour Miller : Eisner n'aurait pas voulu d 'un hommage servile, trop proche de la source MAIS l'abus ici c'est que Miller a fait Sin City avec le Spirit, et rien que la voix off totalement Sin City est terriblement déplacée

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  22. Un autre truc me semble ne pas aller c'est que son film est "drama", "sexy" et "sérieux", là où le Spirit c'est "fantaisie" et "humour". Et quand dans le film il cherche à faire de l'humour il fait du grotesque.
    Malgré tout, ça aurait pu être un bon film mais en plus ce n'est pas le cas.
    Après on ne sait pas à quel point Hollywood et son industrie ont modifié la copie de Miller.

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  23. c'est vrai, ce qui passe sur sin city ne colle pas au Spirit. Il élude la question dans son livre mais ayant été saccagé sur Robocop puis ayant eu une liberté totale avec Sin City et Rodriguez j'ai bien peur qu'il ne se soit pas laissé faire et que ce film reflète ce qu'il voulait

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  24. Sur Facebooi un post annonce que John Romita JR accepte les commissions Les grosses comme de bien entendu.

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  25. Haha oui il a un deal avec une structure latine qui va gérer ses com et des originaux

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