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vendredi 17 janvier 2014

Lee Weeks crayonne


Et il crayonne bougrement bien, à en juger par ce dessin d'un beau Monsieur super fort (Monsieur dont nous reparlerons sous peu)
Deux étapes ultérieures
 
Un rough de couv (ou commande)
 Un bout d'encrage
  Crayonné d'un projet en cours, sur Spidey apparemment
Et encrage par celui qui sait, de mieux en mieux, imiter l'encrage de Weeks lui même (et c’est un compliment) : Sergio Cariello

Rien à voir, mais comme Weeks travaille sur des crayonné succincts quand il s'encre lui même, je vous mets là un avant/après d'un gars bien à la mode qui travaille de la même manière : Frank Cho 
le crayonné parait léger mais toute la base est là, solide, ne reste "que" ce pour quoi Cho semble être à l'aise : chevelure et muscles  (j'ai dis à l'aise "techniquement", pas anatomiquement car c'est autre chose et tout le monde sait ce dont il raffole)

Et comme d'habitude, de fort jolies choses à voir sur le (tout jeune) blog dédié au travail de Ciro Tota,

mercredi 15 janvier 2014

Paul Gillon


Je n’aurais pas la prétention d’écrire que je connais bien l’œuvre de l’un de nos géants de la BD,
Paul Gillon (1926-2011) mais le Monsieur est trop important pour le passer sous silence sur un blog très axé encrage (au moins pour un maigre survol que voici). Gillon était en effet sous une (très) bonne influence, celle d’Alex Raymond (re)connu, entre autres, pour le rendu de ses dessins (Williamson en est l’héritier direct). Réalisme, académisme maitrisé, utilisation de photos tout en gardant son style…tout vient de Raymond en ce sens.
L’œuvre est colossale, Gillon ayant produit énormément, pour tout support (strips/journaux, revues féminines,  revues de BD, albums…) Une constante : le grand format de réalisation (en moyenne compter70/90 cm pour une planche)
Une preuve éclatante de l’influence Raymond (qui digérait à sa sauce un jeu de n et b à la Caniff) sur ce strip
 Un exemple de travaux sur la mode/illu
 

Idem (Raymond) sur des planches aux références photos évidentes mais intégrées

Un réalisme poussé des décors, mais toujours lisible
 
j'aime autant (si ce n'est plus) quand son économie de trait est à l'avenant d'une simplicité narrative
Comme chez beaucoup d'auteurs le rough n'est quasi lisible que par lui, mais instructif
Enfin, je suis friand de ce genre de chose : une illu en cours d'encrage: On retrouve la "méthode Mézières" d'un crayonné succinct fini à l'encre



Maintenant pour être honnête je me dois de dire que si j’ai lu du Gillon, je ne possède aucun de ses livres chez moi ! La faute à des histoires qui ne me parlent pas, un dessin parfois trop académique à mon goût en terme d’objet final (réduction, colorisation...) des travaux de commande qui me laissent froids malgré le sujet (La Survivante) et des histoires de fin de carrière sans aucun intérêt à mes yeux (les scénar de Malka sur l’ordre de Cicéron par exemple) Cela n’enlève rien à l’importance de ce dandy chic de la BD qui en a dessiné de fort belles pages et dont le talent apparait surtout à la vision des originaux ou, au moins, de repro n et b

lundi 13 janvier 2014

Bouncer


Fan de François Boucq depuis assez peu de temps, j’aimais bien sa prod’ déliro-absurde (Moucherot…) mais je le connaissais peu sous son aspect réaliste, ayant surtout lu dans ce domaine le  Janitor (avec un scénar qui ne me parle pas). Lacune comblée car je viens de me lire presque d’une traite les 9 Bouncer
D'une manière générale je n’apprécie pas le travail de Jodorowsky (intéressant à écouter au demeurant). Je n’aime rien de ce que j’ai lu de lui. J’y vais donc à reculons. Mais c’était sans compter sur l’extrême implication du dessinateur dans cette histoire (surtout sur les derniers tomes pour cause d’indisponibilité du scénariste pris par son film). Si je retrouve plein de choses qui m’agacent toujours chez le scénariste comme les difformités appuyées, les perversions sexuelles et autres jeux faciles sur les liens du sang (« oh mais c’est ta cousine avec qui tu couches, ah mais je suis sa sœur jumelle, le méchant est mon demi frère… ») Boucq apporte un équilibre, une « normalité » qui me rendent le Jodo abordable. Ca, plus le fait qu’il joue sur des codes classiques du genre, en les détournant parfois habilement. 
Bref un très agréable moment de lecture, mais je n’en parle ici que pour dire tout le bien que je pense du dessin. Respect des codes popularisés "post-Jijé" par Maître Giraud, souplesse du pinceau, narration fluide au possible, mouvement…tout est maitrisé et beau. Tout parait simple (et dire qu’il ne met « que » 6 mois par album, en alternant les styles). 
La couleur n’est pas toujours au sommet (c’est évident quand on lit le 4 en n et b par exemple) mais c’est mieux sur les derniers (sur lesquels il intervient avec son neveu)
Voici des pages en n et b

un morceau de page
une illu
et deux cases inédites dont je ne me souviens plus de la source (sur le net)
 
Un dessinateur/encreur excellent
 Et comme d'habitude, de fort jolies choses à voir sur le (tout jeune) blog dédié au travail de Ciro Tota,

PS 2 : l'entrée sur le lettrage (de vendredi, juste ci dessous) s'est vue améliorée (dans les commentaires) par l'auteur de l'illu initiale, Bruno Duhamel, n'hésitez pas à aller lire ça

vendredi 10 janvier 2014

Bulles de BD

Loué soit cet excellent auteur qu'est Bruno Duhamel. voici sur quoi je tombe, de lui. C'est tellement vrai!!! L'art du lettrage mériterait un blog entier. C'est tellement important, et tellement sous évalué aujourd'hui. En bonne résolution 2014 j'essaierai d'en parler de temps en temps. Si j'ose une généralité disons que globalement sur ce point les ricains sont un peu plus avancés que les autres, prêtant une attention particulière à cet aspect du dessin depuis plus longtemps (attention il y a plein d'exception dont le plus grand, Franquin)
Combien de planches gâchées par un lettrage inadapté, impersonnel. Je ne dis pas "informatique" car il y en a de bons (si on sait les utiliser) même si bien sur rien ne vaut un lettrage manuel de haute tenue (ah, Remy Bordelet et son lettrage au pinceau...)
Bref, nous en reparlerons de cette bande son qu'est le lettrage, mais jetons quand même un oeil à des maitres qui savaient créer une atmosphère sonore rien qu'en jouant sur les lettres (Eisner, Kubert et Toth pour n'en citer que 3)
 





et comme d'habitude, de fort jolies choses à voir sur le (tout jeune) blog dédié au travail de Ciro Tota,

mercredi 8 janvier 2014

DC 27

1939 : Detective Comics 27. 1ère apparition d'une certaine chauve souris
2013 : Detective Comics 27. Numéro anniversaire donc, plein de stars invitées, parmi lesquelles...Frank Miller sur cette couv
Autres temps, autres mœurs, autre style. Bof.
Je me suis laissé dire que Mister Miller devait faire des planches, puis à demandé à faire une double page, puis une double couv, puis...rien du tout.
Ceci serait un dessin non utilisé de l'époque où il scénarisait pour Jim Lee
je lui préfère, parmi les couv variant, celle, ultra minimaliste de Greg Capullo

Pour le fun, des hommages à cette couv du DC 27
Dick Giordano
Norm Breyfogle
Gabriel Hardman
Andy Kubert
et John Byrne
Enfin, une page du bouquin d'origine (autre temps, autres mœurs disais-je)

lundi 6 janvier 2014

Retro Spidey


Attention gros coup de vintage : sur ce lien youtube vous avez 8 épisodes complets, en vf, de la série Spider-Man de 1967
Peter passe de Peter à Pierre selon les épisodes, c'est kitch à souhait, il ne faut pas en regarder trop de suite pour sa santé mentale, mais c'est excellent

 

jeudi 2 janvier 2014

Nouvel an, nouveau blog

Ce n'est pas ce blog qui change, mais un nouveau qui fait son appariation. Un blog 100% Ciro Tota
A découvrir, et à suivre, à cette adresse : Les Univers de Ciro Tota
Il débute tout juste, laissez lui le temps de grandir à ce p'tit blog, et encouragez le
 
Et bonne année à tous