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mardi 8 mars 2022

Jim Scott& Frank

Cette couv de Jim lee est mega iconique, sans originalité mais je la trouve assez impressionnante

Suivie de l'encrage de Scott Williams

Complices depuis des décennies il est là clairement dans sa zone de confort, n'ayant plus qu'à suivre le trait, en ajoutant le "blanc projeté" suggéré par le dessinateur

Très efficace



Sur la même période, Williams a encré une com/head sketch de Miller et là c'est une autre limonade

Il a du passer un moment le plume levée, à se demander quoi faire, et comment

Il s'en sort bien, gardant son style cassant et laissant les formes de Miller apparaitre



Je termine avec une salve assez récentes de com de Mister Miller, seul

Une série de crayonnés en attente d'encrage puis des versions finies

Rapides, qui doivent coûter un rein, ces com/sketch n'en restent pas moins la preuve que je pense qu'il s'amuse encore












lundi 10 octobre 2016

Les textures de Scott Williams

 J'ai déjà évoqué Scott Williams, mais pas sous cet angle. L'encreur attitré de Jim Lee a fait école.Peut être malgré lui mais c'est un fait. Il avait le "style maison " de l'encrage type de chez Image, à ses débuts (92). Et toute une vague d'encreurs plus ou moins (plutôt moins) inspirés l'a suivi : Panosian, Thibert...
Williams a toujours admiré Klaus Janson mais, incapable de son lâcher prise, il s'est tourné vers un autre grand , mais au style opposé : Terry Austin. Il a pris à Austin l'aspect "propre et cassant" de son encrage et l'a poussé encore plus loin dans le détail. Sans atteindre l'adaptabilité de Terry Austin (de sa grande époque) Williams en avait compris la façade
Il avait quand même de sacrés progrès à faire, et de bons dessinateurs à trouver
A ses débuts sur ce genre de planche c'est sans intérêt (avoir ce travail de Ed Benes au crayonné n'aide pas) Aucune texture, aucun effet, ou plutôt un seul effet commun à toutes les matières : les petits points et les petits traits fins
 Pire : Portacio n'était certes pas bon, mais l'encrage était à l'avenant. Cette tentative d'effet pinceau (cases 4 et 5) est censée reproduire une impression de trou dans le sol!? Raté
 Le Jim Lee d'avant X-Men était très imparfait, avec une narration moyennement lisible, et l'encrage de Williams n'arrangeait rien. L'utilisation de la trame n'est pas souvent judicieuse, différenciant peu les plans, et l'impression finale est brouillonne
 Sur les mutants, Jim Lee explose. Williams a trouvé l'approche qui plait à son ami et qui est dans ses cordes : l'ultra minutie, le trait fin et clinquant. Ca brille, c'est net, mais sans risque, très...technique
les noirs sont rarement pleins et les gris sont obtenus, encore une fois sans grand risque technique, par des effets de traits croisés, toujours les mêmes
 Ca n'empêche bien sur pas les images qui claquent, mais c'est plus dû au dessinateur (l'encreur n'abîme rien)
 Un exception avec cette couv sur laquelle Williams tente une approche du fond à la Williamson, loin de son style habituel
 Le duo Lee/Williams est rodé depuis des années et chacun joue sur les forces de l'autre. Si mon avis n'est pas partagé par tous (n'est ce pas Monsieur Laurent L?) je considère leur travail sur Batman comme un point haut de leur collaboration. Williams use (et abuse) de sa technicité acquise (les traits fins, les fonds hachurés...) mais il apporte plus de texture qu'il ne le faisait à ses débuts : cf les tuyaux en premier plan...
 et sur cette case : la pierre est traitée avec attention, différemment du rendu des herbes en premier plan (avec de la gouache blanche) Ca parait une évidence mais observez le nombre d'encreurs incapables d'adapter leur encrage à la surface évoquée
 L'impression laissée par l'encrage de Williams est souvent celle d'une plume et pourtant il est excellent avec un pinceau (fin). La preuve avec cette image de Lee. Il se lance même dans du blanc projeté (avec une brosse à dents?) sur le bas de l'image
 
 Williams ne sera jamais Janson, il en a fait son deuil et a trouvé sa voie/voix à lui, sans ce lâcher prise cité mais avec des fulgurances comme ce...pinceau sec :)
 Pour finir THE test ultime pour savoir si un encreur parvient, un peu, à se lâcher : encrer Jack Kirby. Il ne s'en sort pas mal du tout, gardant son style et parvenant même à rendre assez bien les "Kirby Krackle"
 

mercredi 22 juillet 2015

Scott Williams ou les limites de l'adaptabilité d'un encreur

Sous ce titre à rallonge se cachent des choses
Tout commença, comme souvent, avec une haute def d'un bout de page de Miller/ Janson sur DKR
Klaus Janson a encré le fond, en partie, avec ...les doigts
 Miller a usé de ce procédé plus récemment, mais ce fut un poil moins bien intégré
 Je sais que Scott Williams est un grand admirateur de Janson, mais il explique que viscéralement il se sent incapable d'approcher l'encrage de la même façon. Et en effet le plus proche qu'il puisse tenter d’être est dans sa façon d'encrer certains fonds, au pinceau sec
Partant de cette image j'ai voulu montrer que Williams est un excellent technicien de l'encrage, mais que sa polyvalence est limitée malgré tout du fait de son style cassant, nerveux
Évidement THE duo est formé depuis longtemps avec Jim Lee. Dès les X-Men il faisait des merveilles, et sur Batman ça fonctionnait aussi à plein régime. Complémentarité des 2 amis
 
 Le trait du Silvestri période Image (le mauvais donc) collait assez à son encrage, mais il avait encore pas mal de tics graphiques (blinder les dessins de hachures inutiles par exemple)
 Idem sur Portacio
 Il assouplit un peu son encrage pour coller plus au sensuel Campbell (même si les hachures étranges sont toujours là, cf fond de la case 3)
 L'excès de maniérisme est flagrant ici, mais la faute en revient forcément à Finch. Lisibilité un peu moyenne à mon goût mais techniquement chouette
 Plus de sobriété, et de maitrise sur Andy Kubert
 Une base anatomique bizarre made in Portacio encore, que l'encrage ne corrige pas, au contraire puisque Williams n'embellit pas, il encre fidèlement
 Sur Romita Jr il se retient et c'est plutôt agréable
 Une curiosité car Williams est crédité comme co encreur de cette planche tirée du plus beau boulot de Travis Charest. Un trait si détaillé et fin qui ferait passer Art Adams pour un fainéant, mais j'ai du mal à trouver trace de Williams
 Du mauvais McFarlane, fidèlement encré, donc mauvais
 Un peu épais sur JL Garcia Lopez mais une agréable surprise
 A l'inverse de la page de Charest, celle de Quietly souffre clairement d'un encrage qui peine à respecter la finesse du crayon
 Bret Blevins se trouve trop rigidifié par un encrage pas assez souple
 Du mauvais Ron Lim (pléonasme?) mal encré? Dur de juger l'encrage sur une base aussi atroce
Alex  Saviuk fait de son mieux pour singer Romita Sr, plutôt pas mal, et on voit là un énorme effort de Williams pour assouplir son trait et coller au style. Difficile mais intéressant
Je crois que j'avais déjà montré cet encrage sur Neal Adams. On sent là aussi un effort considérable pour aller avec le style récent d'Adams. Plus cassant que ce que ne ferait lui même Adams, mais ce n'est pas un mal étant donné que Neal Adams est loin d'avoir le niveau de sa grande époque
 Pour terminer, un essai de "finissions" plus que d'encrage technique, sur le roi du rough John Buscema. On devine Williams transpirant devant la tache, mais là encore pas inintéressant

mercredi 10 décembre 2014

X Essai de Junior

Le galop d'essai de John Romita Jr, sur le titre phare des X séries (aucun lien avec l’industrie du X)
J'ai déjà évoqué le 2nd run du Junior sur Uncanny X Men, daté d'il y a plus de 20 ans déjà (j'ai la flemme de le rechercher sur ce blog) mais là je voulais montrer l'essai. Faire un essai pour un gars de sa carrure?! Un comble. Ce ne fut pas présenté ainsi à l'auteur mais c'était bien de cela qu'il s'agissait. Sous l'ignoble couv de Portacio ci dessus il dessinait donc le 287. Et son run ne commença qu'au 300
 
 Ce 287 fut encré par un paquet d'encreurs venus donner un coup de main pour un très probable souci de délais à tenir, mais c'est le compère de Jim Lee, Scott Williams qui se colla à la majorité des pages. Résultat étonnant. Une finition nette,  un trait cassant, dur, loin de l'approche ronde de Dan Green sur le 1er run. Pas désagréable du tout, surtout sur cette page percutante qui m'avait marqué
 Déjà à l'époque j'avais pesté contre cette onomatopée disproportionnée qui gâchait le plaisir visuel. Voici la
planche avec les textes collés dessus , grâce à ce collectionneur.
Ce fan a choisi d'enlever les Kthoom et (moins nécessaire) Womp de la planche, et du coup j'avais raison : la page publiée perdait en efficacité visuelle
 Essai transformé, JRjr attaqua au 300 avec une première double qui annonçait la couleur : on allait partir sur du gros rouge qui tache, bien dans l'esprit Image de l'époque (en mieux) mais...j'en ai déjà parlé