Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est mazzucchelli;. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mazzucchelli;. Afficher tous les articles

mercredi 4 février 2026

Mister Mazzucchelli

 

J'ai très souvent parlé de David Mazzucchelli, mais majoritairement pour évoquer ses Daredevil

Là je survole ce qu'il a fait après DD, après Born Again, car le gars est un gigantesque artiste qui s'est construit jusqu'à DD puis pendant Born Again et qui, ensuite, a fait ce qu'il voulait

Un parcours très atypique et intègre

Sur le chef d'oeuvre qu'est pour moi Born Again il a terminé sa mue graphique

Il a simplifié son style au cours des 7 épisodes, et pas seulement à cause des deadlines
C'est assez flagrant si on prend la première page, très réaliste et pleine de détails, et la dernière, nettement simplifiée
Sous nos yeux un géant est né


L'année suivante, son style super héros est mur, à la Toth mais personnel 
La simplification n'empêche pas le détail



Un ultime passage sur les super héros, le temps d'un récit cours, beau et forcément bon car scénarisé par Ann Nocenti


 Et ensuite, il en a terminé avec le genre, estimant en avoir fait le tour
Il résume son état d'esprit avec ce dessin extra, et les 2 perso qu'il a, avec Miller, transcendé, perso ne comprenant rien à ce sur quoi il travaille alors
Avec Rubber Blanket il expérimente et, pour déstabilisant que ce put être après ses passages Marvel/ DC, ce fut très intéressant à suivre

Ses travaux ne furent pas tous proposés en vf mais 2 recueils chez  Cornelius reprennent l'essentiel, dont le magnifique Big Man, dans une sublime épure pleine d'ambiance et de ressenti

Il s'est amusé le temps d'un dessin de commande, avec DD, où le perso pourchasse celui qui était alors son art dealer, Spencer Beck
J'ai beaucoup aimé son adaptation d'un roman de Paul Auster. Il joue clairement avec la narration typiquement BD pour évoquer un ressenti de roman. Pas simple

Enfin, son chef d'œuvre, au sens premier du terme
Des années pour le faire, en parallèle des cours dispensés dans une école de NYC (là où un autre prof exerçait, qui le convainquit de fournir des roughs et bonus pour des compil DD : Klaus Janson)

Il met tout dans ce grand récit, trop selon certains. Il s'amuse avec tous les codes BD, change de style selon les perso ou l'ambiance voulue, il simplifie, codifie, schématise...mais l'ensemble est totalement cohérent, l'histoire est à la fois personnelle et universelle

J'ai été un peu décontenancé, reconnaissant la grandeur mais craignant un côté un peu "pédant" et donneur de leçon, puis à la relecture la fluidité l'a  emporté et j'adhère


Mazzucchelli est un Artiste avec un grand A. De ceux qui peuvent irriter, qui font ce qu'ils veulent quand ils veulent, mais d'une intégrité absolue. Il a fait son chemin, évolué sous nos yeux, doucement puis presque brutalement,  magistralement. Il peut rappeler une autre de mes idoles, Mignola qui a également évolué devant nous mais qui, lui, a trouvé assez vite son personnage, celui qui lui va mais qui, pour moi le stoppa un peu dans son évolution, Hellboy bien sur. Un peu comme si, juste après Born Again ou Year One, Mazzuccheli avec dit "j'ai trouvé, mon perso c'est Big Man et je ne ferai que ses aventures, à partir de ce jour"
Bref, un gigantesque artiste dont je retiens des tonnes de choses mais surtout cette page et sa conclusion, formant l'essentiel de ma philosophie, encore aujourd'hui, vis à vis du genre



dimanche 1 septembre 2024

La gloire de Year One

 


Je n'achète que très peu d' Artist Editions

Déjà et avant tout parce que c'est très cher (et celui ci, pour être honnête je n'aurais pas dû-pas raisonnable-mais la commande avait été passée il y a 3 mois)

Et également car selon moi ce sont des bijoux qui doivent rester rares

Les Artisans ok, format plus petits et prix abordables j'aimerais tous les prendre, mais les Artists, ces très gros livres reproduisant les planches à l'identique perdraient, pour moi, un  peu de leur magie si j'en achetais très régulièrement

J'ai maintenant sous cette forme mes 3 chefs d'oeuvres perso : Dark Knight Returns, DD Born Again, et donc Batman Year One

Après une intéressante, et technique, préface du maestro lui même il y a des dessins, des recherches et roughs




Chaque épisode est précédé d'un bon nombre de repro des crayonnés

La magie Mazzucchelli vient de bien des choses, mais le passage de ce type de crayonné succinct à son encrage magistral en fait assurément partie




Géant de pouvoir comparer l'intention et le final avec ses changements subtils, ou moins (l'inversion d'une case par exemple)





J'ai déjà la version n et b Urban de Year One, mais voir ces planches au format, c'est autre chose





Quel merveilleux travail sur le langage corporel


Exactement comme il l'a fait sur Born Again, le Mazz enlève, simplifie, beaucoup par endroits, au fur et à mesure de l'avancée des épisodes. Le dernier est beaucoup moins détaillé que le premier

Mais même épuré au maximum c'est beau


Le lettreur, Todd Klein, dit que cette case où Barbara pleure, de joie, est sa préférée

Je le comprends

Quand on lit la description qu'en fait Miller, le rough, et l'encrage...quelle subtilité et quelle justesse de la part de Mazzucchelli



Il semblerait que le tirage de cette merveille soit épuisé, mais des comics shop en ont peut être encore, sinon il vous faudra espérer un Artisan Edition

mardi 29 mars 2022

Belle pépite Mazz

 

J'ai à la fois déjà évoqué ce superbe titre édité par Al Milgrom, et ce numéro en particulier contenant une merveille : une belle histoire courte de Ann Nocenti dessinée par un Mazzucchelli qui, pourtant encore chez Marvel, dessinait déjà là dans le style qui sera, presque, celui de Rubber Blanket

Cool

L'un des habitués de ce blog, Paul Raffy a demandé à Raymond Low, sur Fb, de jouer avec son logiciel enlevant les couleurs. Merci à eux

J'aime aussi les couleurs de David Hornung (il a fait celles du Gotham by Gaslight de Mignola) alors je vous mets là le n et b ET la couleur