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vendredi 17 mai 2019

Barry Windsor S...ienkiewicz

 En 1990, sous une laide couv de Chris Wozniak se cachait un ovni absolu du monde des comics. Régulièrement évoqué ici, mais peu (pas?) montré
Un numéro "ordinaire" de la superbe série de Claremont/Davis, mais exceptionnellement réalisé, en cette époque où un comics mensuel ne pouvait être en retard, par des artistes invités. 
Deux personnalités que tout semble opposer : l'ultra fin, super précis, control freak du détail qui tue Barry W Smith, et le roi du lâcher prise, de l'encrage fait devant la téloche, mais avec talent, Bill Sienkiewicz
J'ai un net souvenir d'une impression étrange à la lecture, perdu entre "c'est beau" et "quelle horreur", et je pense avec le recul que c'est là l'un des intérêts des comics: surprendre, avec talent.
Il faut dire qu'on voit et BWS et BS, tout en ne retrouvant ni la finesse du premier, ni la folie du second
Étrange, vraiment
 La raison en est, même si partiellement, due aux outils : BWS est habituellement un roi du pinceau fin, Sienkiewicz est le fou de la plume "sèche"
 c'est par moment limite bien moche, mais il y a toujours cette étrangeté qui attire l'oeil, surtout quand on reconnait BWS (là par exemple que le visage féminin en avant dernière case )

 Celle ci est la plus parlante, peut être parce que Sienkiewicz a fait preuve de plus de minutie. On a les attitudes, l'approche de BWS, avec la plume cassante, les traits tranchants, de l'encreur

mercredi 15 mai 2019

MCP

 Une entrée un peu lourde en images
J'ai commencé cette année, en single/vo, à suivre cette nouvelle mouture de l'anthologie Marvel Comics Presents, attiré par le visuel de cette couv, ci dessus, de Marcos Martin, et également pour comparer avec ce qui fut fait avant sur ce titre assez méconnu qui devrait pourtant être mythique.
C'est le grand Art Adams qui se charge des couv, avec du Wolverine, souvent (faut bien tenter de vendre ma bonne Dame)
 
 Déjà à l'époque des grands noms vendaient des couv (et déjà sur Wolverine) Ici,John Byrne
 Peu de numéros sont parus mais le panachage grands noms/noms moins connus semble à peu près là
 MCP 1ère époque c'est 1988/95. Dark Horse a eu un format similaire, avec Dark Horse Presents qui publia, excusez du peu, les premières pages de Sin City.
Le concept était fourre tout et donc inimaginable en compil aujourd'hui : de la place pour que les nouveaux fassent leurs preuves (un luxe de nos jours) un endroit pour que les grands noms expérimentent sans s'engager sur la durée, des anciens grands noms en recherche de publication, le tout avec des tranches de quelques pages à suivre sur quelques mois.
A boire et à manger mais, surtout, des choses introuvables aujourd'hui.
Il y a eu tant de choses que je ne fais qu'effleurer le sujet
Nous avons parlé, il y a peu, du Wolverine de Peter David/ Sam Kieth mais Kieth a fait d’autres histoires, aussi déjantées, jamais compilées
 Ce qui m' a fait acheter ce titre, c'est le fait que je ne savais pas si le récit fondateur de Barry Smith serait compilé. A l’époque on ignorait qu'il le serait autant et qu'il aurait une telle influence
 
 
 Pareil pour ce joyau de Nocenti/Leonardi/Russell
 
 Il sera bien compilé plus tard, mais pas d'autres pages de Leonardi (encrées par Palmiotti)
 C'est dans les pages de MCP que nous avons eu l'intro du titre régulier de Wolverine, par Claremont/Buscema/Janson
 là encore il y eu compil plus tard, mais pas sur d'autres pages de Buscema seul
 Des grands noms, en début de désamour auprès des éditeurs, trouvaient encore un petit refuge dans cette anthologie moins exposée, comme Gene Colan, que ce soit encré par Williamson...
 ou Tom Palmer
 Je n'ai jamais accroché au travail de Paul Gulacy mais c'est au sein de MCP que ses fans durent, un temps, le rechercher
 John Byrne offrit le prélude à sa reprise de She Hulk en courtes séquences également
 MCP fut, enfin, l'occasion pour des auteurs débutants, de faire leurs preuves. C'est aussi pour compenser cette exposition qui intéressait peu les fans, que le titre utilisait tant Wolverine et autres Ghost Rider
Ici, le jeune...Jim Lee!
 Erik Larsen, pas ultra débutant et au style déjà reconnaissable
 Enfin, une ancienne gloire des chez Image/Cliffhanger (avant de partir dans le jeu video) qui, à ses débuts, copiait clairement Art Adams : Joe Madureria!
Il va sans dire que MCP était en couleur mais j'adore montrer du n et b

lundi 13 mai 2019

L'appel du Dernier Souffle!

 Comme tout le monde ne va pas sur les réseaux sociaux, je mets également l'info ici.
Le livre de Thierry Martin arrive!

200 pages démentielles (si si) en noir et blanc et sans un mot
Ceux qui ont pu voir les premières images sur Instagram, quand Thierry en mettait une par jour, sont restés sur le cul (et parmi ces gens là quelques très grosses pointures américaines dont nous reparlerons)

MAJ pour en parler justement, puisque le palier concerné a été atteint : il y a dans ce livre deux formes d'hommages par deux invités : Klaus Janson par son texte enthousiaste, et un dessin réalisé par un artiste us qui, dès le début s'est montré admiratif et passionné par le travail de Thierry sur ce projet. Il y a donc dans le livre la vision du personnage central, par...Chris Samnee!

Et dans le même temps, même s'il n'a pas pu participer faut de temps "à cause" d'un film qui sort sur son perso, un certain Mike Mignola a écrit pour dire, lui aussi, toute son admiration!

Le livre est prévu pour juin, aux Editions Black and White
Le but était qu'il soit accessible à tous, dans la mesure du raisonnable puique l'on parle d'un beau livre épais qui n'a pas le tirage d'un éditeur mainstream
40€
Le rapport qualité prix est bon

Cet éditeur est aussi spécialisé en livres haut de gamme, plein de bonus, et forcément plus chers
Voici donc la campagne Ulule, lancée ce week end, qui permettra à ceux qui le souhaitent, et qui peuvent mettre plus d'argent, d'avoir des bonus, assez fous pour certains (sans compter que, et ce n'est pas anecdotique, la version normale y est également dispo, un peu moins chère)


Là encore le principe reste une certaine accessibilité
Il ne sera pas nécessaire de monter extrèmement haut, par exemple, pour avoir un livret supplémentaire bourré de crayonnés ou d'encrages non utilisés
 Il y a de l'habillage, des posters, des prints...
Allez voir, il y a de quoi lire et zieuter
 Le summum reste la possibilité d'acquérir, sans vendre un organe, un original du livre (en plus de tout le reste bien sur)
Une occasion limitée en nombre (et juste pour la campagne Ulule)
Pour les éventuels hésitants, tenez compte du fait qu'à de très rares occasions près Thierry ne vend pas, habituellement, ses originaux
N'attendez pas trop, certaines propositions, en quantité limitée, ne sont déjà plus disponibles

PS : allez lire le texte envoyé par un certain Klaus Janson, dans la présentation Ulule, ça vaut le détour

vendredi 10 mai 2019

Tom Palmer, caméléon...si nécessaire

 Tom Palmer n'est pas uniquement l'un des derniers meilleurs encreurs us, et toujours actif
Il n'est pas que celui qui forma des duos légendaires avec Neal Adams, Gene Colan ou John Buscema.
Il est aussi l'un des seuls "embellisseurs" capables de se fondre totalement, si besoin, derrière le trait de crayon qu'il encre, au point de devenir indécelable.
Exemple avec ces dessinateurs que l'on pourrait jurer encrés par...eux même, et aux style pourtant tous terriblement différents

D Robertson
 M Deodato Jr
 JP Leon
 R Garney (en mode hachurage des débuts de Image)
 L La Rosa
 Le meilleur pour la fin (et je laisse la planche en entier) : une scène qui pourrait être sans grand intérêt si elle n’était dessinée par Lee Weeks et encrée par Palmer (duo à l’origine de la case d'entrée de ce post également)

mercredi 8 mai 2019

Secret Wars De mal en pis

 Secret Wars, la maxi série, première du genre, a 35 ans!! Je ressens encore la joie que ce fut, quelques temps après la vo, de voir cela dans Spidey, en vf. A 11 ans c'est un rêve éveillé pour tout gamin fan de comics, probablement comparable à bien des petits (et moins petits) spectateurs qui sortent aujourd'hui de Avengers Endgame des étoiles plein les yeux (oops, ne pas parler de ça, je me ferais des ennemis)

Tapez Secret wars dans la barre de recherche du blog, j'en ai pas mal parlé, montré des inédits..
Là je montre l'évolution, ou plutôt la baisse, de niveau graphique
Je suis très client de Miek Zeck, mais le pauvre fut pris entre un scénariste/editor omnipotent, Shooter, un retard de prod avant même d'attaquer les pages, et des délais se resserrant de mois en mois.
Ce fut un cauchemar pour lui et son encreur John Beatty.
Au début tout est rose
 Des pages sont à tomber, du pur Zeck en pleine forme, superbement encré, avec de la trame...
 Une gestion des perso, des plans, qui tient la route
 Ca va assez vite se gâter avec moins de recherche, plus de gros plans, et le début des retouches (exigées par Shooter) Ici c'est sur la dernière case surtout
 Les détails disparaissent, des visages ne sont plus tous de Zeck à 100%, l'encrage change
 Ca devient statique même quand ça bouge et les coups de mains se multiplient (Art Adams a signé près de la case dans laquelle il a redessiné Wolverine)
 Du vide, des traits rapides, des poses peu pensées, une page révélatrice de la fin de cette maxi série
 Cette déception, que j'ai pu ressentir ado, à l’époque de la vf, de voir Zeck devenir moins intéressant au fil des numéros, n'est rien au regard de celle ressentie lors du relais passé, sur 2 épisodes, à Bob Layton
Alors certes il a forcément eu à travailler vite, mais j'ai toujours trouvé Layton mauvais dessinateur, et encreur également, même si moins (à une exception près vue à la fin de cette entrée)
J'ai un net souvenir de rester assez halluciné devant ce type de page, ou ouvrant mon Spidey pour me jeter sur mes Guerres Secrètes
 même en n et b, je n'accroche pas, sauf  l’intérêt aujourd'hui de voir les retouches (de Romita) sur le perso féminin (Vulcana?)
 A la décharge de Layton, il semble que des pages non retenues, au crayon, soit un peu mieux, comme celle ci
 Et pour finir sur du positif, si je n'aime pas, non plus, l'encrage de Layton, qui rend tout ce qu'il encre métallique, il y a une exception : il a encré avec une fidélité sidérante son ami Barry W Smith, et le résultat était super bon