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mercredi 6 mai 2015

Fafhrd and the Mignola

 Fafhrd and the Grey Mouser est, d'assez loin, le travail de Mike Mignola qui a ma préférence
4 albums souples format comics parus chez Epic/ Marvel en 90/91 Oubliez les albums Zenda (le cycle des épées) maladroitement agrandis, et vous trouverez aussi une compil us, avec sa vf Delcourt
La couv du 1 d'origine
 Chaykin adapte des histoires tirées des romans, qui se laissent lire très agréablement même pour qui, comme c'est mon cas, accorde une importance proche de 0 à l'Heroic Fantasy
Al Williamson est un génie à l'encrage et Sherlyn Van Valkenburgh fait des merveilles à la couleurs peinte
Le 1er épisode est plus fouillé, Mignola est encore entre deux eaux artistiquement et c'est ce qui me plait. Williamson sublime le tout de son pinceau magique
 Même l'épure (parfois relative, parfois importante) des épisodes suivants est très belle
 Une version en noir et blanc serait une idée extra
 
 Il y a bien longtemps j'ai acheté, pas cher, cette planche, et si ce n'est pas la plus belle elle reste importante pour moi
 Tapez donc Fafhrd dans le moteur de recherche en haut de ce blog et vous verrez d'autres pages n et b, j'essaie de limitez au max les redites visuelles dans les entrées
Lors de la compil de cette mini série mignola était devenu LE Mignola de Hellboy est le dessin de couv n'a, de ce fait, plus rien à voir. Beau mais sans intérêt; Compo à la Hellboy, perso figés en statues...
 On retrouve cela sur ses couv de romans. Ca reste très bien fait mais tellement répétitif que, comme pour Hellboy, il est quasi impossible de savoir, de mémoire, si on a ou pas déjà  le bouquin chez soi, juste avec une couv, trop proche de toutes les autres
 déjà lors de la série d'origine, sur cette illue qu'il a exceptionnellement encré, on sent bien que du coup son encrage figeait plus l'illue que ne l'aurait fait Williamson
 Ceci m'amène aux dernières images de cette entrée, qui sont en fait à l'origine de mon envie de (ré)écrire sur Fafhrd : je ne sais pas du tout à quoi ont servies ces dessins mais leur finition, par Mignola, rapide, presque façon dédicace, les rend à mes yeux très intéressantes (et le gars se plante même sur le nom du bourru personnage)
 

lundi 4 mai 2015

Ross Andru

 Sur ce site j'ai trouvé des pages intéressantes
Je reconnais ne pas être un grand fan de Ross Andru. Plus par méconnaissance et par absence d'exposition à son boulot quand il sortait dans Strange (j'étais trop jeune)
Je sais qu'il compte des admirateurs de passage ici (comme M Franck B.)
Andru a constitué, des années, une golden team avec son ami Mike Esposito à l'encrage
Sur le numéro 162 d'Amazing Spider-Man (1976) Andru est crédité aux découpages
Grâce à ce site nous voyons aujourd'hui qu'il s'agissait en fait de crayonnés poussés (en tout cas pour l'époque aucun doute)

 Andru accordait beaucoup d'importance aux décors, pour lesquels il prenait de nombreuses photos. On le voit bien là. Le souci du détail au crayon est tel que j'y vois un parallèle avec le boulot de Gene Colan (si  on oublie les formes de cases classiques, et non pas "tordues" à la Colan)
 
 Pour finir, une illu de celui que l'histoire retient plus que Andru : Rough et version finale par John Romita Sr
La compo retenue, avec la toile à deux mains, est plus cohérente
Ce dessin , sur plaque alu, trône dans me cellier mais je crois que c'est un autre sujet

vendredi 1 mai 2015

Ultron c'est rien qu'une fillette



Vu avant hier Avengers 2
Je me balance, globalement, de la continuité, de la cohérence d'un univers partagé (c'est déjà le boxon au ciné avec si peu d'ancienneté)... d'une manière générale je n'attends rien du tout des adaptations ciné, je veux juste retrouver des sensations d'enfant émerveillé devant des héros volants de mon enfance. Je suis quasi toujours déçu
Je suis sur qu'en y réfléchissant il y a bien des choses sympas dans ce film mais sans réfléchir, juste avec des impressions, des ressentis... je me suis ennuyé et j'ai eu une sensation de gros bordel mal contrôlé, avec trop de...tout
Des dialogues plats/ridicules, de l'inter- relationnel poussif et caricatural (la famille de Clint, les rapports Natacha/Bruce...)
J'ai trouvé les combats très bien faits techniquement mais too much et le final avec les myriades d'Ultron... j'ai décroché, y en avait trop partout
Ultron est bien amené, ça promet dès son arrivée et tout et tout et puis paf, pétard mouillé c'est un vilain comme les autres, sans envergure
Je retiens par contre le combat Iron-Man/Hulk ultra punchy, court et efficace, j'ai adoré et là j'avais l'émerveillement voulu. Mais pas longtemps sur un film si long
Je crois que c'est tout
On m'a dit qu'au second visionnage (visionnage... la vision...ok j'arrête) la cohérence prend forme et que l'effet de boxon s'estompe, mais je ne me sens pas de le revoir pour l'instant
Là je voulais juste  évoquer brièvement le point d'orgue du film, Ultron

 Pour moi Ultron, dont je me moque en tant que perso, c'est avant tout celui des Guerres Secrètes
 Assez récemment j'avais bien vu par l'entremise de Romita Jr sur Avengers, qu'il avait évolué, mais là avec le film on passe une étape
 Le seul Ultron qui tienne vraiment  pour moi, c'est celui de Nocenti/ Romita Jr (décidément on y revient toujours)
 

Rappelons, pour justifier le titre de cette entrée, que cette bande de gus des vengeurs surpuissants met 2h30 à le vaincre, avec tous leurs gros muscles, alors que DD l'a battu avec ...un bâton!!!!!
Les héros ne sont plus ce qu'ils étaient
 
 
Non vraiment, pour une adaptation réussie et jubilatoire, une seule chose à voir : DD made in Netflix

mercredi 29 avril 2015

Essentiel et Amazing

 J'étais tout content, depuis des années avec mon volume 10 des Essential Amazing Spider-Man, contenant plein de Spidey que j'avais aimé dans Strange, par Romita Jr (et Jim Mooney à l'encrage) dont le titanesque combat contre le Fleau, en 2 numéros
Il a fallu que je passe chez un certain Raphael W pour voir qu'il existait un volume 11 encore meilleur puisqu'avec un Romita Jr encore supérieur. 
Joie et commande immédiate
Malheureusement Marvel a stupidement cessé les Essential ensuite, nous privant du bonheur de centaines de pages pas chères (c'était le souci j'imagine) en sublime noir et blanc (tant pis pour l'épisode 250, magnifique, puisque ce volume coupe au 248)
Quel régal que cette lecture du meilleur de Stern/ Romita Jr, sans couleur
Les histoires, certes un peu vieillottes, se relisent avec un vrai plaisir que la nostalgie décuple. Romita Jr ne faisait pas encore de crayonnés poussés (il attendra Daredevil pour ça) mais le trait est solide, la narration très bonne et les encreurs multiples et variés révèlent l'intérêt du crayonné
Des exemples
Jim Mooney termine son run rapidement, cessant donc de nous donner un aspect Romita Sr très appuyé
D'autres encreurs suivent
Franck Giacoia fait un bon boulot, dans un esprit similaire à celui de Mooney
 Dave Simons est bon, proche d'un Dan Green
 Même Bob Layton rigidifie moins le trait que sur Iron-Man et des planches sont belles (celle ci, trouvée sur le net, est peu représentative)
 Je ne connais pas Kevin Dzuban, mais sa prestation n'est pas extra. Et en plus je colle là une image avec l'une des rares faute de goût de Romita Jr (la faute au script imposant deux actions en une case?) en case 1
 Dan Green encre très bien un épisode mémorable de délire arachnéen
 Papa Romita vient encrer, magnifiquement des épisode réguliers...
 ...ainsi que la première apparition de Captain Marvel en femme dans un annual. Superbe. Du pur Romita Sr
 Breeding et Austin se partagent l'encrage du dernier épisode, le 248.
 Une réussite

 Surprendrai je quelqu'un en disant que ma préférence va, et de très loin, au sublime épisode 244 encré par celui qui formera une dream team sur la durée, plus tard : Klaus Janson. Le top (dépassé seulement par leur propre travail surle  250 malheureusement absent de ce recueil)
 Pas mal de couv sont reprises, permettant d’admirer le sens de la compo du jeune Romita, et le grand talent d'encreur de Al Milgrom
 Enfin, bonus sur l'Esential, la reprise d'une back up devenue culte : The Kid Who Collects Spider-Man. Stern au top, Frenz (+ Austin) en mode 100% Ditko pour une histoire qui a mis les larmes aux yeux de bien des lecteurs
Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris autant plaisir à lire du comics (old ou new)

lundi 27 avril 2015

Byrne Again

 Je ne crois pas avoir déjà montré ça. Avant de se retirer quasi complètement du monde des comics, 
John Byrne a fait un passage bof bof sur Doom Patrol, une très bonne prestation sur the Demon...et un passage sur Action Comics. Tombé sur la tête, l'editor a demandé à ce que l'encreur soit Neslon (De Castro). Je n'ose penser que les changements soient du seul fait de Nelson, mais plutôt suggérés/incités par l'editor. Une horreur. Que l'on aime ou pas le crayonné de Byrne (j'aime bien) comment ne pas hurler à la vue des changements. J'ai souvenir de quelques fans estimant que, enfin, l'encrage sur Byrne était bon!!! Argh
 Une abomination, il redessine carrément tout
 Même sur une planche un peu moins maltraitée Neslon parvient à aseptiser l'ensemble, encrant tout avec la même texture finale

 et que dire de cette débauche inutile et gênante de petits traits maniérés qui figent la page
 Certains ont rapproché cette approche de l'encrage de Jerry Ordway. Sacrilège. Si Byrne n'a jamais apprécié les libertés (réelles) que prenait Ordway, ce dernier est un vrai artiste et son travail était beau + efficace. 
Il sait encrer (et dessiner par ailleurs)
 Sa finition, simple, sur la Torche représente pile poil l’idée que je me faisais, ado, du perso
 Byrne est un bon encreur, quand il le veut. Je n'appréciais pas ses Wonder Woman mais il était bon sur les FF et beaucoup d'autres titres. Quand il s'en donne la peine il est, pour moi et sur ses crayonnés, meilleur encreur, plus adapté, que Terry Austin (hérétique que je suis)
2 exemples de ce que j'aimais, entre autres, de Byrne l'encreur
Une bon pinceau épais sur les FF
 Et une approche très éloignée, fine (sur un dessin élégant) pour quelques trop rares épisodes de Namor dessinés sur papier duo shade (des trames dans le papier visibles uniquement après passage au pinceau d'un révélateur)
Classe

vendredi 24 avril 2015

Douceur d'encrage

Puisque j'ai critiqué l'encrage raide de Layton il y a peu, avec son absence de textures diverses et identifiées, je voulais montrer l'approche opposée de Dan Green quand il était au top de son encrage,en 3 pages
J'avais particulièrement apprécié cette scène des X-Men made in Claremont/Silvestri. Subtile là ou d'autres l'auraient joués bourrin (sur Dazzler) Une entrée cartoony au possible puis une suite à la fois drôle (case 2) et belle. L'encrage aérien (si tant est que cela veuille dire quelque chose) est extra
 Sur le même Silvestri, plus sombre cette fois, Green noircit, garde son trait de pinceau rond, mais joue des effets de pinceau sec (le ciel en case 1). Top
 Sur Romita Jr (son 1er un sur les mutants) parfois le duo collait mal mais quand la rencontre avait lieu elle avait vraiment lieu. Regardez le rendu à l'encre du ciel, de la mer, des drapés, de la falaise, la finesse des visages... Une planche "simple" mais très belle
Et puisque qu'on parle de finesse et que je tape ces lignes en m'apprétant à partir en vacances (bon ok quand vous les lisez il me reste juste un WE de congés), le roi de la finesse et de la poésie :

mercredi 22 avril 2015

Simonson avait Thor

 Walter Simonson a l'un des styles de dessin les plus faciles à identifier. Percutant, dynamique, finitions/encrage façon Toppi...
Même s'il encre un peu rapidement c'est très identifiable
Ses crayonnés ressemblent à ça
  Il est arrivée sur le personnage en tant que dessinateur et scénariste en 1983 avec le 337, dont voici une page. Du Simonson au premier coup d'oeil
 Et bien figurez vous que peu d'années avant (5 maxi) il était intervenu sur le titre, sans scénariser et avec des encreurs à très forte personnalité. Résultat : a pu Simonson
Ici c'est Ernie Chan qui finit et à peine peut on croire à du John Buscema en case 2
Et que dire de cette page. Il était certes crédité aux découpages mais Tony De Zuniga n'était pas réputé pour encrer fidèlement. Où voyez vous du Simonson au final?
 Idem sur cette case . Un côté Big John (il a traumatisé les philippins) pour la fille, mais rien de Walter