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dimanche 27 juin 2021

Web of Silvestri

 

Evoquer Kyle Baker la semaine dernière m'a fait relire les travaux du jeune Marc Silvestri sur Web of Spider-Man et c'est l'occasion de montrer, encore, à quel point un encreur affectait le rendu final

Idéal ici car nous parlons d'un auteur jeune mais au style qui s'affine et, surtout, d'une période de temps très courte (moins de 6 mois), sur un même perso, et "sous" différents encreurs

Sous une moche couv de Beachum on attaque avec Silvestri/Baker. Top de top, avec une  ambiance extra (et si peu de couleur, que les coloristes modernes étudient donc cela)



Et Bim! Shooter balance sur ami Colletta pour un rendu mega old school, et diamétralement opposé à celui de Baker


La tête de la nana semble tout droit sortie d'un mauvais romance comics
J'avais déjà montré l'original de cette page, sans lien ou presque, et qui me laissait dire que Shooter avait du demander à Colletta de réencrer le comics déjà encré, par Baker probablement (c'est stupide puisque avant, et après ce comics, c'est du pur Baker)
alors je creuse, et ça se confirme
Voici des comparaisons, et même si Colletta me plait bien moins il a pris des décisions pas bêtes :
la petite zone de noir en case 1 qui encadre mieux Spidey, et l'ombre portée ajoutée


Les zones de noir en cases  1, 3 et 4  qui apportent de la clarté/lisibilité


Là c'est un carnage, je ne sauve que la case 3 : Baker avait joué avec une texture étrange qui ne laisse pas entendre clairement qu'il s'agit de la mer. Colletta est plus net, mais sur toutes ces pages il rend le trait de Silvestri, en construction, trop vieillot


Retour d'un Baker trash à souhait, qui modernise Silvestri






En vf/ Spidey la couv, superbe, de l'épisode ci dessus était de Ciro Tota



Sur le numéro suivant Bob McLeod est bien plus "cassant" qu'à son habitude, et ça ne dessert pas vraiment Silvestri


Sur le suivant j'ai pris ce même McLeod pour Rubinstein



Enfin, sur le dernier épisode de Silvestri, Art Nichols fait un bon boulot, assez proche par endroits de ce que fera Dan Green (en mieux pour Green bien sur) plus tard sur le même dessinateur
La troisième page case 1 semble presque sortie d'un X-Men du duo





lundi 28 mai 2018

The king and Stan

 Tous ceux qui se sont penchés, même d'un peu loin, sur les relations entre les deux co-créateurs de quasi tout l'univers Marvel, savent que celles ci furent changeantes et, pour le  moins, houleuses.
Il faudrait un blog juste pour ça
Qui a crée quoi, qui a profité de qui, quand, combien de temps...un débat sans fin
Ce qui est certain est Stan Lee était malin, bien mis en avant par Marvel et excellent communiquant. La participation de Kirby fut très longtemps largement sous estimée mais depuis des années il me semble que non seulement sa reconnaissance est établie, mais le mouvement de balancier est exagéré (Stan Lee n'aurait rien fait, à part profiter d'un Kirby faisant tout...!!!)
Mon avis est que Lee et Kirby ont créé l'univers Marvel que j'ai aimé. Kirby a énormément apporté, plus que simplement des dessins, mais le sens du dialogue de Stan Lee fut primordial pour le succès de la maison. Il n'y a qu'à voir ce que Kirby écrivit, seul, chez DC, pour constater l'apport de Lee sur les planches Marvel.
A propos de DC, je ne suis guère intéressé par les mondes créés par le King là bas, j’avais donc raté cette pique acerbe de Kirby contre Lee
Mister Miracle 6, 1972. Kirby a quitté Marvel depuis 2 ans
Funky Flashman est un vilain calqué, selon Kirby, sur Stan Lee, avec un laquais basé sur le numéro 2 de chez Marvel, à l'époque, Roy Thomas
Pas hyper fin,mais l'occasion de voir la belle page d’ambiance d'ouverture d'entrée, et ce avant/après, sous un encrage de l'un des meilleurs : Mike Royer
 
 Pour finir en restant sur un thème polémique : J'ai souvent dit du mal de Vince Coletta mais sur cette page non finie il est clair que quand il prenait plaisir à encrer, le résultat était intéressant. Toujours trop fin à mes yeux mais appliqué

lundi 27 novembre 2017

Encore Jr, en grand écart

Le lundi c'est Romita Jr?
 Mark Millar avait déjà suggéré, ci dessus, que Kick Ass pouvait n'être qu'un costume, un concept, qui se passe de personne en personne
C'est officiel puisqu'en février Kick Ass sera une femme, afro-américaine
le crayonné sans couleur


Ce perso aime bien s'assoir au bord du lit dirait-on
 Romita jr replonge, décalant (encore et toujours) son creator owned
Pas d'encrage, et c'est plutôt sympa je trouve
Reste que ce titre ne m'emballe pas, et ce depuis le début
 
 
 
 Cette couv alternate de JRjr est moyenne
 
Celle d'Olivier Coipel (adoubé par Millar avec qui il va travailler sous peu) est magnifique
 Le grand écart évoqué dans mon titre vient de ce saut temporel, 30 ans en arrière, à l'occasion d'un gros évènement : la demande en mariage de Peter Parker, à Mary Jane
Cette idée du mariage, de Shooter, n'était pas bonne, les jeunes lecteurs ne s''identifiant plus au perso, mais ça nous a permis d'avoir ces deux épisodes de la demande, atypiques
Atypiques car Romita Jr, à l'époque, ne fait pas encore de crayonnés finis (ce qui n'est précisé que dans le 2nd épisode) et son encreur compte alors beaucoup
Cet encreur est le très controversé Vince Coletta
On passe la bof couv de Milgrom
 Je trouve cette première page très belle
 Celle ci aussi, qui laisse entrevoir le JRjr de DD qui arrive bientôt
 THE proposition
Quel suspens!
 On passe vite la très moche couv de, encore, Milgrom...
 pour un gros plan très Coletta très années 60/70, et une réponse cinglante
 Le découpage est, comme l'exigeait Shooter, carré, clair, simple et fluide, mais la finition de son ami Coletta est old school au possible. On se croirait dans les romance comics qu'il faisait bien avant
 Ah ces bulles de pensées!! Pour kitch qu’elles puissent paraitre elle manquent aujourd'hui, dans nos comics actuels les estimant "non réalistes"
 Coletta a la main lourde, il "nettoie", enlève probablement des traits comme à son habitude, est donne au dessin en formation du jeune Romita une "patine" hors du temps
 Une page condensant pas mal des clichés du titre à l'époque (sacrée May, fragile et éternelle à la fois!)
Sacré grand écart, je confirme, entre le traitement pseudo réaliste de la violence de Millar dans Kick Ass, et le côté si désuet de Peter and Co