Plaisir et frustration
C’est ce que je ressens en refermant ce livre
Le déjà ancien livre d’entretiens Eisner/ Miller me laissa surtout de la frustration, entre autres car trop attendu de ma part. Là ce fut plus court, et j’ai tâché de modérer mes attentes, sachant que tout ce que je voulais savoir ne pourrait y être
Frustration malgré tout car il y a beaucoup de choses qu’il
n’évoque pas, ou quasi pas, comme Born Again, trop peu de Elektra Lives Again,
pas un mot de son travail avec John Romita Jr… et globalement il parle trop peu
technique et collaborations à mon goût, au sens du vrai travail, de l’approche
d’un texte, des mots, de la page… Trop de temps passé sur le cinéma et de la
philosophie un peu « simple » (crois en toi, accroches toi…)
Les illues sont trop rares et pas assez variées
MAIS beaucoup de plaisir également car il n’élude pas tout,
il parle de Holly Terror, de ses échecs (Ronin), de son alcoolisme, il évoque
des confrères, un peu de back stories, ses influences, d’où il vient, son amour
de NYC… et surtout, en tout cas pour moi, on sent que c’est bien lui qui a
écrit, sans aide, car à bien des endroits je retrouve le phrasé, le style du
Miller scénariste que j’aime, et ça c’est top.
Maintenant, il est certain que si le livre avait pu faire 3
ou 400 pages, au lieu de 200, il aurait pu aller plus loin et je serai ravi,
mais je suis très heureux de cette lecture au final. J’ai passé un très bon
moment et c’est déjà quelque chose
J’ai craqué et pré commandé, l’an dernier, une version signée.
Ca n’est pas mon truc d’habitude, je ne suis pas un fétichiste de la signature mais ayant eu la chance de croiser, voire côtoyer, la plupart de mes idoles, je me dis que celle-là, il y a assez peu de chance que je puisse la voir (même si nous ne sommes pas passés loin cette année, avec Raph, à NYC) Alors exceptionnellement …
Pour mettre quelques images attestant de l’importance du Dark Knight Returns (livre mis en avant par l’éditeur) pour moi, voici ce qui, aujourd’hui, se retrouve exposé dans ma maison, en lien direct avec ce livre
Il y a quelques livres dont j'ai de nombreuses versions (Man w Fear et Born Again par exemple)
DKR est dans ce cas
En prenant la photo, j'oubliais ce gros pavé...
que Klaus m'avait envoyé il y a des années, et que je n'ai ouvert que plusieurs jours après réception, découvrant alors avec stupéfaction cette dédicace
N’oublions donc pas ce complice essentiel de Miller
J’aimerais terminer sur une vieille et belle photo de Frank Miller et Lynn Varley, représentant ce que je m’imagine d’eux lors de la réalisation de DKR, même si je sais que ce ne fut pas un long fleuve tranquille.
Je ne veux minimiser ni le travail important de l’editor ni celui du lettreur, mais DKR c’est quand même avant tout Miller/Janson/Varley.
Merci à eux.
Et que l’on aime ou pas le Miller d’aujourd’hui, pour tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a représenté (pour moi en tout cas) en solo ou en collaborations…
Vive Frank Miller !













12 commentaires:
Annoncé par un trailer à la sdcc, un documentaire sur Bill sienckiewicz, par les auteurs d'un doc sur kingdom come déjà
oui ca semble top, et en lien avec Miller il parait que "son" doc aussi sera dispo https://www.brew.tv/fr/film/1897-frank-miller-american-genius
En espérant que ça parle de ce que miller a mis de côté dans son autobio
Ça m'étonnerait car c'est Silenn Thomas qui s'en charge et je pense que c'est extrêmement hagiographique
Ce qui n'empêchera pas forcément que ce soit passionnant cela dit
Je ne connais pas...
Tu as été déçu alors mais tu t'y attendais un peu.
J'ai vraiment tenté de réduire mes attentes mais avec un auteur de ce calibre oui forcément j'avais quand même une attente. Mais au final clairement j'ai beaucoup aimé ce livre
Vivement l'édition française ! J'avais adoré le bouquin Eisner/Miller que je relis très régulièrement. Miller représente l'un des 2,3 artistes pour lesquels j'éprouve une réelle affection. Comme si le gars faisait parti intégrante de ma famille. Un ressenti qui m'interroge depuis toujours mais qui ne cesse de se développer avec les années. Lionel
Exactement pareil ici Lionel, sauf en ce qui concerne le livre d'entretien qui m'a clairement déçu
Hola Anonyme :) Qu'est ce qui t'a tant déçu dans l'entretien Eisner/Miller ? Lionel
Ce sont mes deux idoles absolues alors peut-être que j'en attendais trop c'est tout à fait possible, cela dit objectivement ils auraient dû discuter non pas sur un pied d'égalité mais au moins sur une sorte de confraternité or je trouve à la lecture que Will Eisner n'a pas fait ses devoirs il ne s'est absolument pas renseigné sur Miller qui, lui, connaît tout d'Eisner, ce qui fait qu'on a quelque chose d'assez professoral avec le maître qui dit à l'élève ce qu'il faut penser. je caricature un peu mais c'est l'idée, même si ce livre reste évidemment très intéressant (mais de ce fait beaucoup moins que l'excellent shop talk où l'égalité, ou en tout cas l,' inter connaissance des interlocuteurs et bien plus présente)
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