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lundi 2 avril 2018

Frank Giacoia

 Petit flash back, dans les années 60 à 80. Les encreurs sont crédités (merci, pour partie, à Marvel/Stan Lee) mais tous ne sont pas reconnus. 
S'il n' a pas la popularité d'un Sinnott, Royer, Mooney ou autres Coletta, Frank Giacoia est un très bon. 
Petit coup de projo pour celui qui commença sa carrière chez Timely (qui deviendra Marvel Comics) avec Carmine Infantino, et fit un passage dans le célèbre studio Eisner & Iger avant de se spécialiser dans l'encrage (qui lui rapportait plus)
Forcément partiel, mais représentatif
L'un des seuls encreurs à savoir encrer correctement Gene Colan
 Une preuve, si nécessaire, de son chouette coup de pinceau, et de la difficulté d'approche d'un crayonné comme celui de Colan
 Moins célébré que Royer ou Sinnott sur le King Kirby il était pourtant excellent en duo avec lui
 Très apprécié par Gil Kane qui l'estimait, à juste titre, capable d'encrer tous les styles
 Il a beaucoup travaillé chez DC, comme là avec l'un des plus célèbres dessinateurs de la grande courgette bleue, Curt Swan
 Etre sous contrat chez DC l'obligea, un temps, à prendre un pseudo pour des travaux chez Marvel. Franki(e) Ray fut le plus utilisé. Très joli encrage sur Romita, entre la finesse d'un Coletta (quand il s'en donnait la peine) et l’épaisseur d'un Sinnott
 Il savait approcher (et conserver) la puissance de John Buscema...
 et il fut, avec Klaus Janson (à qui il donna l'un des ses premiers boulots d'ailleurs) l'encreur préféré de Sal Buscema
 Il n' a pas encré que des pointures, il a aussi aidé sur des planches de jeunes (à l'époque) auteurs.
Romita Jr sur Spider-Man

 Un Barry Smith en mode Kirby
 Deux faits notables pour finir : être capable de bien encrer, tout en s'effaçant derrière leur style...
Frank Robbins...
 et Alex Toth
Unsung heroes of an unsung art?

11 commentaires:

RDB a dit…

Giacoia est un des encreurs dont il est plus facile d'écorcher le nom (en le disant ou en l'écrivant) que de saluer les mérites. Et pourtant une entrée comme celle-ci permet d'apprécier la valeur et la polyvalence du bonhomme.

Qu'il ait été si bon avec Sal Buscema me le fait considérer comme ce dernier : une sorte d'artiste mésestimé, un pro solide et efficace. Bien entendu, ça n'a l'air de rien, dit comme ça, mais c'est aussi avec ce genre de personnages qu'on reconnait qui nous accompagne dans notre amour des comics. Il a encré des géants, sans dénaturer leur travail, souvent en sublimant leurs crayonnés (mine de rien, aussi bien assurer sur Colan n'est pas un mince exploit).

J'aime beaucoup ce genre d'encreurs, de finisseurs, souvent éclipsés par des génies, mais qui contribuent à leur stabilité. Giacoia est de la même famille pour moi que des Paul Neary, Wade Von Grawbadger, Stefano Gaudiano, Mark Farmer : sans eux, qui sait si nous serions aussi éblouis par Hitch, Immonen, Lark, Davis ?

Philippe Cordier a dit…

oui, mais je le mettrai clairement un cran au dessus de Farmer par exemple, qui donne un rendu assez uniforme (même si superbe) aux crayonnés; Neary ok, Gaudiano je ne le connais que sur trop peu de dessinateurs et Von Grawbadger là ok sans pb c'est un caméléon virtuose

je le mets au même niveau que Sal Buscema, mais Sal Buscema l'encreur, très bon et habile sur tout, car Sal Buscema le dessinateur est beaucoup moins impressionnant, techniquement, que Giacoia

Franck Biancarelli a dit…

Tu penses trop à moi mon chéri, ça te joue des tours... "Frank" pas Franck.
J' adorais la doublette Frank Giacoia/Dave Hunt sur Ross Andru.

Philippe Cordier a dit…

de quoi parles tu? :)
Thanks

Hunt de mémoire avait aussi encré un Byrne qui filait moins la honte que d'autres encreurs comparé au grand Austin de l'époque

Laurent Sieurac a dit…

Hunt+Byrne ça doit être le team-up avec le monolithe vivant il me semble...

Et en effet, plutôt pas mal du tout son encrage sur Colan !

Cromosome a dit…

Encore un excellent post : effectivement, de superbes performances de Giacoia qui a le bon goût de laisser le style du dessinateur intact. La postérité lui rendra grâce...Une seule chose me "chiffone" dans ton post : la référence perpétuelle à Superman comme la "grande courgette bleue" : comme j'ai les mêmes goûts que toi, les aventures de Superman éditées par la Sagedition dans mon enfance ne me passionnent guère...comparé aux marvelleries des 80'. Cela étant, le personnage de Superman est néanmoins hautement respectable , si ce n'est pour avoir ouvert la voie des super-héros (je laisse les spécialistes se quereller sur c epoint), pour avoir donné lieu à de bonnes aventures lorsqu'il était placé dans les mains d'un scénariste plus inspiré, pour avoir rempli quelques heures de lecture de mon enfance (et pour la série Lois et Clarke avec une Teri Hatcher, charmante à défaut d'être piquante, à l'époque).
Bref, un peu de "courgette bleue" oui, trop, je frise l'indigestion (pas plus de cinq courgettes bleues par jour !).
Bisous

Philippe Cordier a dit…

tu m'as grillé, j'allais évoquer les 5 fruits et légumes, bon allez promis je ferai attention
et j'ai,moi aussi, été scotché devant la belle Teri sur M6, ado, avec une série qui, aujourd'hui, me semble totalement impossible à regarder

Cromosome a dit…

Oui, c'est totalement impossible à regarder mais :
- je n'ai vu qu'un épisode et demi de la nouvelle Supergirl, et encore d'un œil en bossant, et pourtant cela m'a paru exactement le même ton, exactement aussi gentillet, aussi kitsch, avec la cousine maladroite remplaçant le cousin engoncé (seules les intrigues annexes sonnent un peu plus actuelles, avec des problématiques politiquement correctes d'aujourd'hui telle la découverte de l'homosexualité...)
- la vérité m'oblige à dire que quand je reprends mes Spidey, Titans, Nova...80% me semblent illisible également, et encore l'effet anesthésiant de la nostalgie joue à fond...

Une solution ? Savoir rire de nos tendances régressives : de ce point de vue, je ne saurais que trop conseiller de regarder la serie des CDZ abrégé sur You Tube : ce film (découpé en 12 épisodes, une par maison zodiacale) est un chef d'oeuvre, à ranger à côté de CLerks, des Monty Pithon, des Monsieur Manhattan..Le pitch : en 12 épisodes (ou un film) de 10 minutes, c'est une parodie (même images, fausses voix) de la célèbre bataille du Sanctuaire par les chevaliers de bronze d'Athena (Saint Seiya). Ces épisodes sont absolument géniaux, avec dérision sur l'original, dérision sur le média, jeux de mots incessants, clins d'oeil à foison : chaque réplique est une perle, et chaque épiosde réussit l'exploit d'être meilleur que le précédent. C'est simple, j'envie tous ceux qui ne connaissent pas et vont avoir le plaisir de la découverte....Bonne soirée, les coquinous !

Philippe Cordier a dit…

Ca donne clairement envie

Pour Supergirl c'est 100% ça, et pourtant j'ai vu le 1 à New York donc effet décuplé...et non, c'est bien ultra kitch, dans l'esprit de Lois et Clark, même pas modernisé
Relire les Lug/Semic c'est différent puisqu'on replonge à fond dans l'enfance alors la madeleine carbure

Franck Biancarelli a dit…

Laurent, le Monolithe je ne pense pas que ce soit Hunt. Plutôt les épisodes avec Captain Britain et Tygra je dirais. Le monolithe dans mes souvenirs c' est rococo... Un Espingouin, donc : Nebres De Zuniga. Chais plus et j' ai la flemme de fouiller.
Il a super bien encré Sal Buscema épisode Blzzard et Veuve Noire /Samouraï, je dirais.

Philippe Cordier a dit…

et c'est là qu'on voit que, parfois, nous sommes ici entre...vieux