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lundi 27 avril 2015

Byrne Again

 Je ne crois pas avoir déjà montré ça. Avant de se retirer quasi complètement du monde des comics, 
John Byrne a fait un passage bof bof sur Doom Patrol, une très bonne prestation sur the Demon...et un passage sur Action Comics. Tombé sur la tête, l'editor a demandé à ce que l'encreur soit Neslon (De Castro). Je n'ose penser que les changements soient du seul fait de Nelson, mais plutôt suggérés/incités par l'editor. Une horreur. Que l'on aime ou pas le crayonné de Byrne (j'aime bien) comment ne pas hurler à la vue des changements. J'ai souvenir de quelques fans estimant que, enfin, l'encrage sur Byrne était bon!!! Argh
 Une abomination, il redessine carrément tout
 Même sur une planche un peu moins maltraitée Neslon parvient à aseptiser l'ensemble, encrant tout avec la même texture finale

 et que dire de cette débauche inutile et gênante de petits traits maniérés qui figent la page
 Certains ont rapproché cette approche de l'encrage de Jerry Ordway. Sacrilège. Si Byrne n'a jamais apprécié les libertés (réelles) que prenait Ordway, ce dernier est un vrai artiste et son travail était beau + efficace. 
Il sait encrer (et dessiner par ailleurs)
 Sa finition, simple, sur la Torche représente pile poil l’idée que je me faisais, ado, du perso
 Byrne est un bon encreur, quand il le veut. Je n'appréciais pas ses Wonder Woman mais il était bon sur les FF et beaucoup d'autres titres. Quand il s'en donne la peine il est, pour moi et sur ses crayonnés, meilleur encreur, plus adapté, que Terry Austin (hérétique que je suis)
2 exemples de ce que j'aimais, entre autres, de Byrne l'encreur
Une bon pinceau épais sur les FF
 Et une approche très éloignée, fine (sur un dessin élégant) pour quelques trop rares épisodes de Namor dessinés sur papier duo shade (des trames dans le papier visibles uniquement après passage au pinceau d'un révélateur)
Classe

vendredi 24 avril 2015

Douceur d'encrage

Puisque j'ai critiqué l'encrage raide de Layton il y a peu, avec son absence de textures diverses et identifiées, je voulais montrer l'approche opposée de Dan Green quand il était au top de son encrage,en 3 pages
J'avais particulièrement apprécié cette scène des X-Men made in Claremont/Silvestri. Subtile là ou d'autres l'auraient joués bourrin (sur Dazzler) Une entrée cartoony au possible puis une suite à la fois drôle (case 2) et belle. L'encrage aérien (si tant est que cela veuille dire quelque chose) est extra
 Sur le même Silvestri, plus sombre cette fois, Green noircit, garde son trait de pinceau rond, mais joue des effets de pinceau sec (le ciel en case 1). Top
 Sur Romita Jr (son 1er un sur les mutants) parfois le duo collait mal mais quand la rencontre avait lieu elle avait vraiment lieu. Regardez le rendu à l'encre du ciel, de la mer, des drapés, de la falaise, la finesse des visages... Une planche "simple" mais très belle
Et puisque qu'on parle de finesse et que je tape ces lignes en m'apprétant à partir en vacances (bon ok quand vous les lisez il me reste juste un WE de congés), le roi de la finesse et de la poésie :

mercredi 22 avril 2015

Simonson avait Thor

 Walter Simonson a l'un des styles de dessin les plus faciles à identifier. Percutant, dynamique, finitions/encrage façon Toppi...
Même s'il encre un peu rapidement c'est très identifiable
Ses crayonnés ressemblent à ça
  Il est arrivée sur le personnage en tant que dessinateur et scénariste en 1983 avec le 337, dont voici une page. Du Simonson au premier coup d'oeil
 Et bien figurez vous que peu d'années avant (5 maxi) il était intervenu sur le titre, sans scénariser et avec des encreurs à très forte personnalité. Résultat : a pu Simonson
Ici c'est Ernie Chan qui finit et à peine peut on croire à du John Buscema en case 2
Et que dire de cette page. Il était certes crédité aux découpages mais Tony De Zuniga n'était pas réputé pour encrer fidèlement. Où voyez vous du Simonson au final?
 Idem sur cette case . Un côté Big John (il a traumatisé les philippins) pour la fille, mais rien de Walter

lundi 20 avril 2015

DD tire la couv

Pour cause de vacances loin d'un ordi cette semaine (mais je regarderai d'éventuels commentaires sur le téléphone/ accro oblige) j'ai programmé une entrée light
J'ai voulu, ne me demandez pas pourquoi, mettre une dizaine de couv très importantes (pour moi) du run de Daredevil. Dur de sélectionner, et j'ai choisi de mettre 3 couv par 3 de mes auteurs majeurs, puis 3 couv marquantes mais hors compèt car de la main d'auteurs pas vraiment liés au personnage

Frank Miller/ Klaus Janson
 
 
 David Mazzucchelli
 
 
 John Romita Jr/ Al Williamson
 
 
 Hors compétition:
Barry W Smith
 (1 seul épisode, pas celui de cette couv, le 236, mais quel épisode!)
 Rick Léonardi/ Al Williamson 
(deux épisodes ouvrant royalement le chemin pour l'arrivée de Romita Jr)
 Je ne sais pas pourquoi j'ai toujours aimé ce dessin encadré de perso rétros par Romita père
Je me souviens avoir été très surpris en découvrant qui avait encré ce dessin
Walter Simonson/ Bill Sienkiewicz

vendredi 17 avril 2015

Spider-Steve

Il est rare de voir des crayonnés du co créateur de Spider-Man, ce dernier s'encrant lui même il n'y a pas eu d'encreur pour faire des copies
Toutefois, puisque Steve Ditko travaillait selon l'ex méthode Marvel des éditeurs ont pu conserver quelques rares photocopies quand même. Pour rappel de cette méthode : Stan Lee évoquait oralement, parfois très brièvement, l'idée du scénario. Le dessinateur découpait l'histoire puis Lee mettait les textes en fonction des dessins. Quand les délais le permettaient le dessinateur donnait à Lee les crayonnés, qui étaient ensuite lettrés puis seulement l'encrage avait lieu
Exemple avec Amazing 38
Découpage au crayon
 Lettrage et onomatopées, directement sur la planche
Et la page imprimée. Ditko se laissait beaucoup de place à l'encrage, d'où un dessin très vivant, spontané
 Ce crayonné (Amazing 31) me surprend, je le trouve un peu plus "raide" avec presque de la construction de perso à la Gil Kane. Je suis également étonné par le placement de bulles vides, alors que notoirement les dessinateurs livraient à Stan Lee des pages sans cela, et c'est Lee qui décidait de la taille et place des bulles
 
 Autres raretés
Ditko est connu, chez Marvel, pour ces 2 perso (le second ne m'ayant jamais intéressé)
Roy Thomas,dans sa jeunesse animait un fanzine, appelé Alter Ego. Bien des années après être passé pro il a replongé, et Alter Ego est aujourd'hui toujours une référence sur l'analyse des comics et créateurs des années 60/70. (Back Issue se chargeant des décennies suivantes)
Bref, Ditko à envoyé cela à Roy Thomas il y a bien des années. 
Géant



mercredi 15 avril 2015

Larcenet

 J'ai un rapport parfois étrange avec l'oeuvre de Manu Larcenet, que je suis à peu près depuis ses débuts chez Fluide (20 ans). Pour moi c'est un auteur majeur et dans des moments de faiblesse comme suite à la lecture du livre ci dessus je me dis qu'il n'est pas loin d'être une forme de  nouveau Tardi
Je suis fan de son ancien boulot de comique Fluide, j'ai énormément aimé le retour à la terre (merci Ferri) Le combat ordinaire m'a fortement intéressé...Des livres m’indiffèrent (ses gros pavés d'illues aux rêveurs par exemple) Puis est arrivé Blast. Grosse claque dans la tête, malheureusement assez vite suivie d'un sentiment malsain sur la durée, une malaise dérangeant; probablement voulu; Mais couplé avec des moments graphiques d'abstraction "arty" j'ai un peu décroché.
Je viens de lire son dernier livre (j’écris ces lignes à chaud)
Magistral
Je n'ai pas lu le livre d'origine, de Philippe Claudel, sur un village qui tue un étranger puis demande au seul qui n'a pas participé, de rédiger un rapport les "dédouanant" de leur responsabilité
Le dessin est plus dans la veine de Blast que de Fluide bien sur mais il est à mes yeux nettement supérieur car ancré dans un réalisme nouveau, sans les délires qui pouvaient plomber un peu gratuitement Blast
Enfin je parle de réalisme façon Larcenet, pas Greg Land ou JM Ponzio (argh)
Jugez vous même
 Des images magnifiques, des paysages somptueux, des traits proches de l'abstraction mais (contrairement à Polza) qui n'y sombrent pas. 
La contrainte du réalisme canalise Larcenet et le sublime
 Le thème est dur, le sujet est fort, des scènes seraient insoutenables avec un "vrai réalisme" (les flash back en camp nazis). Le livre de Claudel semble servir de garde fou à un auteur que l'on sait sensible et qui du coup reste sur une voie. Une voie grandiose
 Polza (de Blast) semble parfois tout proche...
 Larcenet est parfois sur le fil avec la recherche du beau dessin qui nous sortirait de la narration, mais ne tombe jamais de ce fil
Si le 2nd tome tient les promesses, et il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas, ce Rapport va être supérieur à Blast. 
Le format à l'italienne, pas toujours ma tasse de thé, est sublime, permettant d'admirer des sortes de demi pages géantes, d'un noir et blanc renversant
Magistral j'vous dis

lundi 13 avril 2015

DD & Joe Q

On reste sur DD
Je crois que c'est RDB qui nous a informé il y a quelques semaines d'un lien tumblr tenu (très ponctuellement, juste à l'occasion de la série tv Daredevil) par Joe Quesada Une merveille sur laquelle j'ai passé du temps et vous invite à faire de même, ici
Je m’impose ici à cette occasion un drôle d'exercice: évoquer le DD de Quesada sans avoir relu le moindre épisode depuis leur parution en single il y a ...longtemps (plus de 15 ans?)
Ce sera donc, comme d'hab ici, plus axé dessin que scénario
Pour moi graphiquement à l'époque il était au top, en pleine possession de son style, ayant enfin un peu quitté Mignola, et encore loin de son photo-réalisme actuel

Gros souci pour moi : Ce run, objectivement marquant, et en tout cas remobilisateur des fans/lecteurs, par Kevin Smith (l’homme qui a tant fait contre les encreurs avec une phrase dans un un film) Quesada/ Palmiotti m'a laissé un goût amer, pour différentes raisons subjectives : trop de noirceur calquée sur l'approche de Miller sans en avoir la profondeur, un manque cruel d'humour, qui pourtant est nécessaire pour désamorcer la noirceur (ce que faisait Miller) une approche judeo chrétienne pataude et pesante, un coup médiatique discutable (la mort de Karen Page) et surtout des dialogues trop présents. Les choses s'améliorent avec le départ de Smith, toujours sous l'ère Quesada, mais globalement je fus déçu car Smith a redynamisé le perso et aurait pu apporter plus, et mieux.
Côté dessins Quesada s'est fait plaisir, mais il a oublié que les comics étaient en petit format et que la réduction, quelle que soit la qualité (réelle) de l'encrage allait rendre la chose moins digeste, surtout alourdi par des pavés de texte et des couleurs trop travaillées et trop détaillées
Rien que le crayonné, avant même que les textes et les couleurs n'alourdissent, était fourmillant. 
Magnifique mais pas pensé pour le format comics
Techniquement j'ai adoré mais...trop de dessin tue le dessin
Même cette page de droite, pourtant en pleine page est trop fouillée/fouillie

Il y avait pourtant des tas d'idées narratives/ de découpage
Quesada a reconnu s'être amusé, par exemple avec ces enluminures telles qu'il les faisait avec sa série Ash, mais il reconnait aussi l'erreur car un dessin ultra détaillé, plus ces "fioritures" = lisibilité altérée
La seule touche de pseudo humour ne vient pas de Smith mais de Quesada qui donne à un perso les traits de ...Dolan (Le Spirit/ Eisner)
Et là encore il blinde déjà de noir mais rajoute en plus un fond
Je suis peu être un peu dur, et il me faudrait relire ce run, mais c'est parce que j'attendais davantage de la forme et du fond avec un potentiel pareil

Seconde couche avec un autre passage de Joe Quesada sur une mini série : Daredevil Father. Cette fois il scénarise aussi
Là encore je n'ai pas relu cette histoire depuis le HC mais de mémoire il rate le coche, cherchant à être très analytique, introspectif, jouant sur un tableau très personnel (le lien au père) mais du coup le propos est lourd et des perso arrivent comme des cheveux sur la soupe (j'ai souvenir de sortes de "héros" bizarres/sans intérêt sur la fin, équivalent aux arrivées des Ninjas chez Miller)
Beaucoup furent surpris (dont moi) par le côté carré/énorme qu'il donna au perso. Mais je n'ai pas détesté, même quand il allait loin. Il explique aujourd'hui qu'il voulait dessiner le ressenti d'un personnage traqué par DD, tel qu'il le voit donc. D'où un Matt Murdock plus mince que DD en tenue. Pas bête mais un poil trop poussé
Graphiquement ça tape
Il a tiré des leçon de son run et l'absence régulière de lisibilité à la réduction : Ses planches sont ici  très belles, mais plus sobres, moins fouillées, et très lisibles
Le problème n'est plus la réduction, c'est plus l'encrage : il dit aimer Danny Miki mais moi je lui préfère, de loin,  un Jimmy Palmiotti plus souple et moins dans la pointillisme maniéré.
Par moment les détails reviennent mais le format de parution est plus grand.
La couleur de Richard Isanove est "peinte" et supérieure à celle du run régulier

Image de fin à la limite du hors sujet : Elektra encrée par le magnifique Al Williamson, sur un dessin ancien période Quesada sous influence Mignola. Le logo bizarre est celui d'un parfum je crois, car il s'agissait d'une fausse pub