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lundi 20 novembre 2017

Jr, 30 ans, 40 ans...

J'ai bien  peur que vous ne "mangiez" un peu plus de John Romita Jr dans un avenir proche, ici, du fait de mon p'tit bouquin qui arrive
Mais là c'est plus un double anniversaire que je marque
Il y a 40 ans sortait sa toute première histoire courte, en back up d'un annual sous couv de Gil Kane ci dessus
Un scénario de Scott Edelman, et un encrage du très bon et sous estimé Al Milgrom
JRjr dit que Milgrom l'a sauvé sur ce coup ci
je ne sais pas mais ça sent un peu la jeunesse tout de même (il a alors  20 ans)
 Un certain souci de clarté mais des planches pas simples à sauver, comme celle ci. Une case 2 "à la papa" mais une case 6, argh!
 Sur cette page on sent qu'il a regardé travailler son père et il n'est pas mal à l'aise du tout
 Il faut bien débuter
30 ans plus tard (il y a une dizaine d'année donc) Edelman et Romita jr se sont croisés sur un festival
JRjr lui doit assurément quelque chose car à l'époque, très loin du favoritisme que l'on pouvait imaginer du fait de son nom, il était très mal vu pour lui de vouloir suivre les traces de son illustre père. Edelman a dit : "je ne crois pas au népotisme, mais je crois encore moins à l'anti népotisme" Il estimait qu'il fallait laisser sa chance à un jeune, quel que soit son nom.
Je l'en remercie en tout cas
 Second anniversaire, plus important à mes yeux
Il y a 30 ans sortait ce comics
Daté de janvier 88 mais la date affichée, à l'époque, était décalée pour laisser un peu plus longtemps les comics dans les "bacs"/kiosque
Premier travail dont il est véritablement fier car première fois qu'on le laisse libre de pousser ses crayonnés (vous verrez cela dans "mon livre :) 
Si Born Again et DKR furent de gigantesques claques pour moi, ce sont des "mini séries ou des arcs", pour DD j'aimais déjà le perso (Miller/Janson...) mais ce run fut mon séisme perso
 
 Quelle façon magistrale de commencer, et avec un sujet tellement fort et encore (plus) d'actualité aujourd'hui!

 
 
 
 Quelques temps plus tard, cette vf prenait les tête blondes élevées à Lug/Semic par surprise, traduisant les 3 premiers numéros sous couv de Ciro Tota (en dessous, la case de JRjr/AW qui inspira la scène choisie)

 
 Cette vi va poursuivre la trad du run, à partir du 253 (couv de Simonson/Sienkiewicz)
 Arrive très vite cette scène puissante, et je suis accro
Récemment le dessinateur a, là encore, croisé la géniale scénariste Ann Nocenti
 A trip down memory lane comme ils disent là bas

vendredi 17 novembre 2017

Belles photos

 Je n'ai pas mis de photos ici depuis un moment
En voici de bien jolies
Harvey Kurtzman/ John Severin et René Goscinny c'est la classe (1948?)
Les interactions Kurtzman/ Goscinny sont évidentes (et ne parlons même pas de Morris et la bande à Mad) 
Plus surréaliste avec John-Macho Man-Wayne
 Je suis en train de lire le très chouette pavé Picsou pour les 70 ans du perso, et il y a bien sur un bon gros paquets d'histoires par le créateur, Carl Barks (1901-2000!!!)
 Retouchée cette photo? Pas sur, mais elle est hallucinante, et à la (dé)mesure de l'approche graphique de Geof Darrow
 J'adore celle ci. Tellement dans l'idée que je me faisais de Frank Miller à sa grande époque
 On termine avec les géants des géants: Kubert et Eisner
Souriants, simples et facétieux
 

mercredi 15 novembre 2017

Encore du bel Art

 Art Adams est fascinant
Il est loin le temps de celui qui copiait autant que possible Mickaël Golden et faisait un nombre (relativement) important de planches de comics
Il ne fait plus que très rarement du séquentiel, et focalise sur le détail, les couv, les com qui lui demandent probablement un temps fou mais moins que des planches
Il n'est pas que minutieux, il est également intéressant dans la compo et l'approche de son dessin, quand il veut bien laisser un peu de côté ses obsessions pour les monstres et les grosses poitrines (sans lien entre ces 2 points)
Ci dessus vous avez une couv assez classique pour du Art Adams, mais on voit qu'il s'amuse à la composer, jouer sur les plans et leur finition. Par exemple, la minutie augmente, contre toute logique, alors que l’œil s'éloigne (le monstre est plus loin mais aussi détaillé que le premier plan) mais il compense avec un noircissement des ces plans éloignés (idem pour la partie droite du mur). Malin.
Sur celle ci il s'éclate à l'encrage
Très détaillé mais toujours très lisible
 Un ovni : il fait presque du Miller/Sin City à l'encrage. Dans la limite du "lâcher prise" relatif dont un obsessionnel comme Adams peut faire preuve bien sur
 J'aime également quand il en fait moins. Un visage plus simple et très expressif
 On termine en se penchant sur sa table à dessin pour le voir au crayon, et à l'encrage à la pointe tubulaire
 

lundi 13 novembre 2017

Il se prépare...

 Si tout se passe bien il sera dispo pour Noël
Certains patientent depuis des mois...
 D'autres prient pour qu'il sorte vite...
 Inutile de sonner chez votre voisin...
 il arrive bientôt
 J'espère que, comme ce charmant Shotgun ci dessous, vous le trouverez beau. Combien, demande ce brave homme? J'affinerai avec le devis final de l'imprimeur mais mon but est d'être à 30€(+ fdp)
Pour un bouquin A4 souple, à tirage très limité, blindé de crayonnés de Romita Jr
et de 300 pages!

J'en parlerai plus en détail, quand il sera là

vendredi 10 novembre 2017

Beavis, Jr and Co...

 J'avais vu cette planche du Punisher par Romita Jr sur le net il y a longtemps, mais je me suis toujours demandé à quoi rimaient ces bouts de dessins
Et bien c'est simple: JRjr a participé, il y a bien des années, à une page du comics des deux débiles de MTV Beavis and Butthead. Il a mis sur une planche tous les bouts de dessins nécessaires à sa contribution
Amusant
 Du coup je mets aussi cette image qui date de bien des années : ce zine, je l'achetais tout le temps, alors le voir interviewer JRjr...Top
Ils ont dû utiliser une image promo de la couv car la couv originale n'a pas la signature au même endroit
 
Enfin, bien plus récent car pas encore sortie, cette couv "à étage" pour le nouveau comics dont il fait le lancement, sur 3 numéros : The Silencer
Guère d’intérêt, si ce n'est de comparer avec le noir et blanc de celle qui l'encre pour la première fois  Sandra Hope (même maniaquerie que Danny Miki pour la finition)

mercredi 8 novembre 2017

Oh l'Ireland!

 2 (maximum) fondus de Kaamelott auront saisi l'absurde allusion de ce titre, mais on s'en moque
Le dessin ci dessus a près de 100 ans. Pas mal non?
Billy Ireland est peu connu aujourd'hui, comme beaucoup de pionniers. Pourtant si on joue au jeu de qui influence qui, et que l'on remonte l’arbre des influences (jeu que j'adore) on arrive assez vite à lui
Exemple : Chris Samnee/Milton Caniff/Noel Sickles et hop, Ireland!
Ce cartoonist a exercé au début du siècle dernier (né en 1880, mort en 1935)
Voici un exemple de son strip le plus connu, The Passing Show
Ce qui m'a intéressé est que, déjà, mon idole Will Eisner le citait comme l'une de ses références, et que le jeune Milton Caniff a été encouragé par ce pionnier. Idem pour son ami et influence Sickles.
Voici un superbe document, paru bien après la mort de Ireland. Caniff, multi talents, hésitait à ses débuts entre différentes professions dont acteur. Voici le conseil de son mentor d'alors, vu par Caniff


lundi 6 novembre 2017

Evolution du Dan

 Dan Green fait partie de cette génération d'encreurs ayant beaucoup travaillé en tant que "finisseurs/embellisseurs" et qui se sont retrouvés nettement moins sollicités, un peu comme Terry Austin, quand la mode est passée aux dessinateurs très précis dans leur crayonné.
A ses débuts il savait être discret, presque méconnaissable, ne laissant paraitre que le dessinateur
Exemple ci dessus avec Sal Buscema, et ci dessous avec George Perez puis Gene Colan (son encrage devenait alors plus rond et collait mieux à Colan qu'à Perez)
 
 Quelques années plus tard, son style, tout en rondeur/pinceau était établi, mais il l'adaptait un minimum au dessinateur. Ici Romita Jr
 On sent qu'il s'applique et le résultat est correct sur Alan Davis (très dur à encrer, seul Neary et Farmer seront retenus)
 Là les choses se corsent. Jim Lee a très vit trouvé un trait dur, cassant, que Scott Williams complète très bien. Green a du mal, il arrondi le dessin, et amoindri l'impact
 Enfin un duo bien pensé (un bon editor fait en sorte que ce genre d'équipe apparaisse)
Marc Silvestri/ Dan Green est, pour moi, l'une des combo les plus réussies
Sur les X-Men...
 puis encore mieux sur Wolverine
 
 Sur ce run il y a eu un souci à la fin. Là où Silvestri était sous une (bonne) influence John Buscema, admirablement suivi par Green, il s'est mis, à la fin, à imiter, servilement et mal, Jim Lee. Le dessin est donc devenu impersonnel, assez mauvais, et par dessus le marché Green a eu le même souci qu'en encrant Jim Lee, c'est à dire un trait de pinceau loin du "cassant" réclamé par le dessin
 Autre évolution, mais plutôt intéressante cette fois. Rick Leonardi et Green étaient faits pour s'entendre, tant le trait rond du dessinateur appelle un encrage du même style
Sur les X-Men Leonardi poussait son crayonné et découpait ses pages avec plus de cases (l'effet Claremont)
 des années plus tard il lui arrive d'expédier plus vite ses planches, et avec moins de cases.
Un certain "effet baudruche" avec un encreur qui va vite aussi, mais je trouve cela intéressant malgré tout
 Je termine avec cette page qui m'a bluffé : un John Byrne en pleine forme sur The Demon, et son ami Green qui se démène pour donner un minimum de rendu organique à la ville. Juste ce qu'il faut de souplesse pour limiter la froideur (par exemple avec des noirs cassés sur l'immeuble de bas de page)