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lundi 22 octobre 2018

Charles Vess

 Voici un excellent illustrateur, dont les travaux ne vont quasi jamais dans le sens de mes goûts, mais dont je reconnais le talent. Je l'associe carrément aux boulots d'un autre grand à côté duquel je suis passé, pour les mêmes raisons : Mike Kaluta
A l'évidence, à leurs débuts, Vess et Kaluta partageaient des influences, et des approches du Studio (Barry Smith and Co dont Kaluta)
 Il fut beaucoup dans un registre plutôt contemplatif, fin,poétique
 Sur des travaux plus récents je trouve ça joli, même si ça ne me parle toujours pas bien
 
 Chez Marvel j'ai, par contre, trouvé qu'il faisait de bien chouettes couv sur Spidey, quel que soit le costume
 
 un making of imprimé/encré/rough
 
 
 j'ai souvenir de cette back up, très belle
 
 
 en n et b c'est vraiment classe
 
 Ce qui me fait retenir Vess, c'est un seul et unique livre. Spidey en écosse. Magnifique
 Pour moi, ce fut la vf
 ce n'est pas le meilleur narrateur, ni le plus fort en scènes d'actions...
 mais ses ambiances sont extra! 
Le scan de la vf est probablement trop sombre mais quand même, comparez la repro de planche originale avec l'impression!?!
 
 Cette pleine page m'avait bien accroché, et elle méritait en effet d'être en poster
 
Je ne suis pas assez adepte de poésie pour être lecteur de Vess, mais il faut reconnaitre qu'il a une vraie sensibilité, voire même un univers comme diraient les philosophes de TF1/ the voice

vendredi 19 octobre 2018

Maleev et DD

 Des échanges de commentaires assez récents sur une comparaison entre le Daredevil de McDaniel est celui de Maleev m'ont donné envie de faire un petit focus sur ce dernier.
Le run de Bendis/Maleev fut très long et, en single, beaucoup trop décompressé (probablement moins gênant en tp) mais il ne fut pas inintéressant
Alex Maleev a une vraie formation artistique mais il le montre parfois un peu trop, en collant des tableaux de Maitres dans les décors ou en composant des cases comme certains tableaux (c'est lourd et prétentieux)
Des compo de pages étaient bien pensées, et des dessins pas mal du tout, avec une bonne ambiance
 Je reste attristé quand je vois des perso qui sont à l'évidence des potes du dessinateur qui posent
Là ce n'est pas du tout ma Typhoid Mary par exemple
 Pire avec le Kingpin qui devient, photo oblige, un perso trop fragile, trop humain (l'autre est un perso calqué sur Maleev lui même)
Ca passe sur cette page...
 mais quelle horreur avec la dernière case et une tête trop grosse!!
 il posait de belles ambiances, avec ses coloristes, mais des scènes d'action étaient terriblement figées (cf l'avant dernière case)
 on est vite confronté, quel que soit le talent d'un dessinateur, aux limites de le référence photo trop visible, comme ici avec cette case 1
Je la mets surtout pour montrer une abomination en devenir : les textes de Bendis, ou plutôt l'espace qu'ils occupent par endroits
On sent qu'il peut en mettre trop (2 dernières cases)...mais accrochez vous...
 là on se dit que, pour ce coup là, il aurait du être romancier, pas scénariste!!!
 Maleev travaillait DD sur ordi, composant ses pages en fonction de dessins faits à part, et de photos bien sur
Exemple :
 
 L'une des seules (la seule?) planche originale de son run
 J'ai trouvé celle ci, qui me plait bien (sauf le côté "très en forme" de DD en case 1!) mais je ne sais pas du tout d'où elle vient
 Maleev fait des tas de com, et il est très doué (plus, à mon sens, que sur du séquentiel). 
Un mini exemple avec un joli Matt et un Batman, juste pour montrer que le gars maitrise les jeux de lumière
 
 Ca me donne presque envie de me relire tout ce run
Pour finir sur DD, c'est aujourd'hui que sort sur Netflix la saison 3 de sa série
J'ai, enfin, hâte de regarder quelque chose tiré des comics de super héros. En espérant que toucher au chef d'oeuvre Born Again ne brulera pas les ailes de cette histoire sur petit écran.
J'en reparlerai forcément

mercredi 17 octobre 2018

Ailefroide

 Cet album, signé Jean Marc Rochette, co scénarisé avec Olivier Bocquet, vient d'avoir un prix, amplement mérite à St Malo/ Quai des Bulles
 Je l'ai lu il y a quelques mois, sur les conseils très avisés de Franck Biancarelli.
Je reconnais que sans lui je serais passé à côté car, à ce jour, le travail de cet auteur ne m' a jamais interpellé, et les bouquins sur la montagne ne m'attirent pas.
Ce massif des écrins permet à Rochette (et son co scénariste) de nous raconter sa propre vie, sans démêler facilement le vrai du faux pour le lecteur bien sur, de jeune homme fasciné par le grimpe.
Une excellente lecture!
Le propos est rude, clair et net comme son sujet, sans gras, sans rien à jeter
Le dessin est à l'avenant, il va à l'essentiel, aidé par une mise en couleur d'une terrible efficacité
 Je ne suis pas un adepte de le grimpette. 
Mon unique expérience, même si marquante, date du début des années 90 lorsque j'ai fait le Mont Blanc du Tacul (l'un des sommets du massif, 4248m s'il vous plait quand même). Il s'agissait d'accompagner mon père pour un entrainement au "vrai Mt Blanc".
Et bien figurez vous que j'ai retrouvé des sensations, des impressions/souvenirs de couleurs, de ressentis, comme sur cette page et la marche de nuit
 Le n et b de Rochette ne paie pas de mine. Il fait le boulot, sans frimer. La sobre et parfaite mise en couleur termine l'ensemble
 
 Je ne sais plus où j'ai trouvé ces docs car j'ai pas mal cherché sur le net, mais voici un crayonné, la mise en couleur sur bleus et la version finale, magnifique
 
 
 Avec ce livre, Rochette fait partie de ceux qui parviennent à donner le sentiment au lecteur de vivre ou revivre des sensations qui n'appartiennent qu'au réel. On reste partagé entre la frustration d'être, forcément, en deçà de cette réalité, mais ravi d'en percevoir une petit bout, et plein d'estime pour cet auteur.