Diablo/Nightcrawler n'est pas mon personnage Marvel favori, mais je l'aimais bien. J'utilise le passé car je n'ai pas lu de comics avec lui depuis très longtemps et j'ignore donc totalement ce qu'il est devenu
Il est apparu il y a plus de 40 ans, lors de la "refonte" des X-Men qui, à l'époque, se vendaient (oh surprise) très mal
Créé en 74 par Dave Cockrum qui le pensait pour la Legion de DC, il fut refusé par l'editeur et modifié pour intégrer les mutants, une fois que Cockrum eut changé de crèmerie
Lisez donc ce qui est dit de lui dans sa bio
Cockrum en fit une description très précise, que Chris Claremont adapta/changea pour le faire à sa main (amusant détail de la queue "en bas du dos, qui ne sort pas de son cul!")
Je n'ai pas de souvenir très précis de cette mini série de 85, 100% Cockrum, si ce n'est une ambiance fun, distrayante (dans le rcm Lug)
C'est, encore, John Byrne, qui m’intéressa à celui qui, sous Cockrum devait à l'origine venir des enfers, avant de devenir un mutant Allemand. Byrne préférait Wolverine à Kurt (contrairement à Cockrum) mais il fit malgré cela de notre téléporteur un personnage attachant, humain, sensible
C'est sous l'ère Claremont/Byrne que des jalons furent posés pour faire de Mystique la mère de Diablo. J'ignore ce qu'il advint plus tard de cette relation
Paul Smith dessina le personnage de manière très élégante, le grandissant un peu au passage, même si, pour moi, il perdait un peu trop de sa spécificité "démoniaque", devenant plus "normal"
Mon chouchou, c'est Alan Davis, qui avait, aidé de Claremont (encore lui) compris l'essence du personnage, à la fois, beau, mais différent, athlétique, sensible, magnétique...
J'ai souvenir d'avoir lu Davis dire que cette scène fut l'une de celle qu'il a préféré dessiner, se souvenant avoir tellement intériorisé le personnage qu'il avait dessiné, par frustration mimétique, la queue de Diablo s'enroulant sur sa jambe en dernière case, spontanément, sans s'en rendre compte
En terme de victimisation du pauvre Diablo, la référence reste bien sur ce mini chef d’œuvre, made in Claremont/Brent Anderson
Scène que l'on retrouve avec l'incontournable scénariste, et le duo Romita jr/Green. Du pathos un peu poussé, mais justifié pour l'époque et le lectorat visé (ado, pas les adultes d'aujourd'hui)
Un John Romita Jr qui, quelques années plus tard, a eu les plombs qui sautèrent et dessina Kurt comme un bodybuildeur,. Mais l'editor veillait et fit faire les corrections nécessaires pour la publication
Sienkiewicz ouvre cette entrée. Il la ferme avec une scène tirée de ses New Mutants (avec, ça alors...Claremont).
Je ne sais pas pourquoi elle resta ainsi, mais cette scène d'ouverture, d'une grande et belle sobriété, est restée gravée dans ma mémoire (la page 1)