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jeudi 16 avril 2026

Man Without Ink

 



Les deux cases (inédites) ci dessus, de Man Without Far par John Romita Jr sont, à ma connaissance les seules repro de crayonnés du dessinateur sur cette mini série dont je suis fana
Jusqu'à aujourd'hui car en voici quelques autres, de piètre qualité mais on se contente de ce qu'on trouve
Je pense que cette série de comics/zines espagnols n'existe plus depuis longtemps
J'ai acheté, sur place et il y a longtemps, des choses sur Mignola par exemple car c'était le seul moyen, là encore, d'avoir des crayonnés
On trouve sur le net  des scans de celui ci



Nombreux sont les détracteurs de JRjr à dire que même sur ce qu'ils acceptent d'appeler les "bons titres ou runs" du dessinateur, l'encreur sauvait tout
C'est faux, et si de bons encreurs ont multiplié l'intérêt des planches, celles ci gardaient leur mérite avant encrage
C'est le cas avec le géant qu'était Al Williamson, qui a sublimé les pages MAIS malgré la  mauvaise qualité de repro de ce qui va suivre, vous verrez que tout était déjà dans le crayonné, souvent même des choses que j'attribuais moi même à l'encreur
Je vous ajoute les rares planches dont j'ai le scan de l'encrage

















L'un des mes boulots favoris de Romita Jr. Je ne m'en lasse pas

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Romita jr a toujours eu un style un peu étrange et ce, de plus en plus au fil de ses nombreuses évolutions. Un peu flottant au début, pas vraiment ciseleur dans le sens que certains, lecteurs, le conçoivent. Ce côté étrange et "irréaliste" dans le sens académique, de plus en plus stylisé
s'est accentué avec le temps. Du coup ses grandes qualités de narrateur BD - ce fameux art invisible- passent au dessus de la tête de la plupart de ses détracteurs. Il va falloir s'y faire.

Sur cette histoire on sent bien sur ces crayonnés, ciselés, cette narration qu'il s'est totalement investi, on peut même dire appliqué. C'est très beau.

Anonyme a dit…

En fait Romita jr n'est pas un pur dessinateur. C'est un dessinateur de BD ! Surtout pertinent là. Même si on peut compter quelques belles couvertures. Et quelques morceaux de bravoure côté dessin. C'est aussi le cas de Byrne.
Mais Byrne à réussi l'exploit longtemps -pour moi et certainement beaucoup d'autres- de faire croire qu'il était un grand dessinateur très complet et le dessinateur de super-héros ultime.
Pur dessinateur...pur dessinateur de BD... Moi ce que je sais c'est que si j'aime le dessin, ce que j'aime par dessus tout c'est la BD !

Anonyme a dit…

En fait aussi, un excellent "pur" dessinateur ne fera pas forcément un bon dessinateur de BD. Même s'il pourra beaucoup plaire. Par exemple à ceux qui critiquent Romita jr.

Philippe Cordier a dit…

oui c'est avant tout un narrateur (Byrne a été aussi scénariste , ce qui explique en partie ce que tu dis sur lui) Beaucoup de dessinateurs disent leur admiration de JRjr en tant que dessinateur de bd en effet (je me souviens que plus d'une vingtaine de dessinateurs espagnols me commandaient mes "Storyteller" sur lui, ébahis par son séquentiel) En effet il n'est pas, loin s'en faut, le meilleur "dessinateur pur" mais pour découper une histoire, c'est le top. Quand il ajoutait l'implication au dessin pur (comme sur DD) c'était le sommet et même des non fans le reconnaissent, mais quand il va trop vite au dessin, comme ces derniers temps, la narration non seulement épate moins mais elle est parfois clairement reléguée au second plan et tous les défauts surgissent. Il a vrai instinct pour découper quand il est laissé libre (Marvel way) En sortent des pépites comme DD, Iron Man II et Punisher, Mais quand il est bridé par le scénariste qui découpe trop, que l'intrigue est naze et l'encrage lambda, comme sur les derniers Spidey, ajoute une colo inadaptée et le manque évident de motivation qui en découle font qu'au final on a un simple produit passable au dessin ,même pour un indécrottable fan du gars comme moi

Anonyme a dit…

Anonyme est-ce que je peux résumer ton raisonnement par "un beau dessin ne fait pas forcément une bonne Bande Dessinée ?". Ce qui revient à dire alors que ce qui importe c'est la narration. Un storytelling qui accompagne le lecteur d'une vignette à une autre jusqu'à la fin du récit. Et pour que le dessin qui accompagne cette narration ne suscite pas de réserve, il faut, à mes yeux, un bon récit.

Ce qui m'a posé problème, par exemple, à la lecture du Superman de JRJR ce n'est pas son dessin mais bien l'indigence du scénario. Et même si l'évolution graphique de JRJR a pu déplaire à certains. Il faut reconnaître que ce dernier n'a pas eu que des chefs-d'œuvre à illustrer.
Mais il faut être par contre bien difficile pour ne pas aimer les planches que Phil nous montre.
Il me semble aussi que les détracteurs de JRJR oublient une réalité dont l'artiste parle d'ailleurs dans le Shop Talk qui lui ait consacré. Il a développé un dessin pour répondre aux délais de parution. Tout est dit. Lionel :)

Anonyme a dit…

Nos messages se sont croisés, navré Phil.

Philippe Cordier a dit…

Pour les "narrateurs nés" tout ce qui peut venir parasiter leur travail, comme un scénariste full script pas visuel, un encrage bof, une colo inadaptée, même un lettrage non adapté...ne permettra pas au lecteur non initié d'apprécier. C'était une grande partie de la raison d'être de mon premier Storyteller, tout en crayonnés, et j'ai été ravi de recevoir un certain nombre de mails indiquant que le lecteur n'était pas fan de base et a découvert le talent de Jr. Après, pour ceux qui restent non réceptifs et bien...c'est la vie, et une question de goût et de ressenti car au final c'est là l'essentiel : est ce qu'à la lecture le lecteur aime ou pas ce qu'il lit