Rechercher dans ce blog

vendredi 27 octobre 2017

Netflix...Renaissance

 Ce blog étant plutôt loin de l'actu, l'idée d'un spoiler est assez étrangère à son concept
Mais là, exception mineure : pour qui suit les séries Netflix mais n'aurait pas encore vu la saison entière de Defenders...mini spoiler
Je ne suis pas bien client des adaptation de comics (mon mot d'ordre vient de David Mazzucchelli : "les super héros sont vrais quand ils sont dessinés à l'encre!") 
Toutefois, si le grand écran me laisse indifférent côté super slips (à de très très rares exceptions près) je trouve que le format série tv/netflix peut se prêter davantage à l’exercice (dans la limite du ridicule de la majorité des costumes sur écran)
Je n'ai vu et apprécié que la saison 1 de Daredevil. La 2 est un peu en dessous pour moi, du fait du costume justement
On m'a presque "obligé" à voir la saison 1 de Defenders (salut Thierry :)
C'est long à démarrer, Jessica Jones est clichée, Luke Cage culcul la praline, Iron Fist insipide...mais DD est intéressant, Stick encore plus, Elektra superbe...ça justifie de ce fait le visionnage

Mais surtout, et là je dévoile le moins possible... la toute dernière scène...Mama mia!!!
Ca semble augurer du meilleur pour une autre saison, plus probablement la 3éme de DD

 Adapter le chef d’œuvre qu'est Born Again!?!
Je suis entre la crainte d'un "désastre" et la très grande curiosité du traitement télévisuel
 L'ado que j'étais aurait halluciné de voir cette image à l'époque où il lisait le charcutage de Lug et s'apprêtait à en découvrir la vo
 Et bien sur, quelle que soit la polémique à venir, il reste encore et toujours la possibilité de lire et relire cette œuvre immense, dans sa version papier

9 commentaires:

Lionel Garcia a dit…

Au-delà des qualités scénaristiques de Born Again, le second point majeur dans sa réussite et son attrait, reste le dessin. Et celui-ci ne peut pas se retrouver dans une série télé ou film. On peut adapter un récit mais pas retrouver la force graphique de celui-ci. Sauf des versions animées peut être. Donc pour moi ce genre d'adaptation est un peu vaine.

En tout cas, le récit est paru il y a 30 ans et n'a rien perdu de sa force. Quel a été le nouveau Born Again de DD? Existe t'il d'ailleurs?

Philippe Cordier a dit…

pour moi il est inégalé
DKR et Born Again sont tout en haut du maisntream super héros pour moi
Après il y a aussi de la subjectivité
Je relis régulièrement Born Again et il ne perd rien avec le temps
J'ai relu aussi cette semaine, pour rester sur le Mazz, Asterios Polyp et je crois l'avoir davantage apprécié que la première fois
Ce Mazzucchelli est un géant

RDB a dit…

Il semble toutefois que le plan de la saison 3 de DD sur Netflix ne soit pas une simple (comprenez : littérale) adaptation de "Born again". Mais la production, l'acteur Charlie Cox entretiennent le doute avec malice : le tournage vient en tout cas de débuter (donc diffusion mi ou fin 2018 après la saison 2 de "Jessica Jones", déjà tournée, et celle de "Luke Cage", également terminée, et avant celle d' "Iron Fist", confirmée).

Ce qu'on sait, en s'informant rapidement et facilement, c'est que Vincent d'Onofrio revient pour jouer le Caïd dans cette saison 3, et qu'il y aura un autre méchant (mais probablement pas Nuke comme dans "Born again" car Kevin Feige et Jeph Loeb, les responsables des adaptations ciné et télé des comics Marvel, refusent trop de connections entre grand et petit écrans, or Nuke renverrait à Captain America). Le casting est bien caché (la religieuse appelée au chevet de Matt à la fin est-elle bien sa mère et qui la jouera ?), sans compter qu'il faudra avant tout expliquer comment DD a survécu à la fin de "Defenders", si Elektra est aussi toujours en vie (pour l'instant Elodie Yung n'est pas évoquée pour cette saison 3), Ben Urich est mort dès la saison 1 (il jouait un rôle important dans la narration de "Born again"), etc. Tout ça indique que ce ne sera pas une adaptation stricto sensu, tout au plus des emprunts, des références à mon avis à l'arc de Miller et Mazz.

Pour finir sur Mazz justement, non que je dévalorise "Born again", mais pour moi, bien que sa prestation soit formidable sur ces épisodes, il s'agit quand même davantage d'une période de transition, d'évolution, on voit son style bouger tout au long de la saga. Il cherche quelque chose, a des fulgurances... Mais du coup c'est (brillamment) inégal. Pour obtenir un résultat raffiné, c'est "Batman : year one", vraiment LE sommet de sa période d'alors (un réalisme encore classique mais épuré, virtuose, consommé). "Asterios Polyp", c'est un autre monde : le bonhomme est passé dans une autre dimension, il a opéré une mue incroyable, incomparable, et il est devenu auteur complet. Ni mieux ni moins bien : différent.

Philippe Cordier a dit…

Mais justement à mes yeux c'est cette mue en direct qui fait de Born Again une oeuvre bien supérieure à Year One. En dehors du fait que le scénar de DD est nettement plus original que celui de batman
Year one est une sorte de perfection dans l'épure voulue par mazzcchelli, dans le cadre de la contrainte du style super héros
DD/Born Again est bien plus puisqu’il contient à la fois le meilleur de ce que Mazzucchelli a fait dans le réalisme (les 2 ou 3 premiers épisodes), ce que sera son Batman, ou presque (le dernier épisode) et entre les deux son évolution en direct
Alors certes c'est un "work in progress" mais qui transcende,pour moi en tout cas, l’œuvre finale

Pour Netflix je préfère l'idée d’une œuvre originale qui s'appuie sur Born Again, plutôt qu'une adaptation, donc je suis curieux

Lionel Garcia a dit…

Je garde un lointain et bon souvenir d'Asterios Polyp. Mais j'aimerai bien me rappeler pourquoi je ne l'ai jamais acheté. Je lui ai peut être préféré la concision, l'épure et l'émotion de Big Man?

C'est vrai que le bonhomme ne fait de comic que quand il semble avoir quelque chose à dire. Une opportunité qui n'est malheureusement pas le cas d'innombrables artistes de talent. Imaginons un Romita Jr qui arrêterait de s'éparpiller!

Philippe Cordier a dit…

ils ne sont pas dans le même univers mental
J'évoquais ça avec John Jr un jour lointain et après avoir dit, en gros "j'aimerais avoir de longs mois pour faire un jour une bd", il s'est ravisé : "peut être que non en fait, je la travaillerais trop et ce ne serait pas bon"
Jr c'est l'école Buscema/ Kirby

Mazzucchelli c'est un autre concept, et il y a eut plusieurs Mazzucchelli
j'adore celui de Born again, je suis admiratif de celui de Year one puis de Ciry of Glass, je suis sidéré par la brutalité poétique de celui de Big Man et celui que se la "pète" un peu sur Asterios Polyp mais laisse pantois

jimmyraker a dit…

Je le savais ! Je savais qu'ils allaient adapter born again pour la troisième saison ! D'autant plus que Netflix annonce le retour du Caïd pour la troisième saison

RDB a dit…

LIONEL : Mazzucchelli se fait rare en BD aussi parce qu'il exerce une autre activité très prenante (qui, peut-être, finalement, l'intéresse plus désormais que la BD) en qualité d'enseignant à New York. Lorsque, suite à la lecture d' "Asterios Polyp", j'avais fait des recherches pour rédiger une critique, j'étais tombé sur des témoignages de ses élèves qui étaient vraiment éblouis par ses leçons et sa pédagogie - Sean Phillipps a plusieurs fois assisté, en auditeur libre, à des cours donnés par Mazzucchelli et a fait part de sa forte impression, d'autant plus que l'homme est très discret, avec une attitude à l'opposé de l'intello dans sa bulle que pourrait laisser supposer l'évolution de son style, le contenu de ses histoires. J'avoue (rêvons un peu) que j'adorerai le rencontrer... Tout en ne sachant absolument pas ce que je pourrai lui dire !

PHIL : je sais que nos avis divergent sur "Born again" et "Year one", on a pratiquement l'occasion d'y revenir à chaque fois que tu évoques l'un ou l'autre dans une de tes entrées. Mais je comprends ton point de vue. C'est presque philosophique : l'aspect "work-in-progress" est intéressant, mais ça ne me suffit pas. C'est passionnant d'observer l'évolution (parfois fulgurante, parfois plus laborieuse) d'un artiste. Mais quand on tombe sur le livre d'où se dégage un sentiment de maturité, de plénitude, c'est, pour moi, incomparable, ça te marque à vie. A fortiori quand tu découvres ça à un âge où tu rames pour trouver ton style de dessinateur : quand j'ai lu "Year One", ça a été une révélation, une évidence - je me suis dit : "ah si un jour, j'arrive ne serait-ce qu'au 10ème de ça..." (gamin, j'éprouvais ça avec Giraud-Moebius puis Franquin... Si j'avais été frappé par la foudre, je dessinerai aujourd'hui en produisant un mix de Moebius-Mazz-Franquin !).
Mais bon, c'est bien de discuter (et non s'affronter sur) ça, c'est enrichissant, ça permet aussi de tester l'endurance de nos goûts. Et puis, tant que c'est un artiste du calibre de Mazz qui inspire le débat, ça va, y a pire !

Philippe Cordier a dit…

Entièrement d'accord
après c'est une question d'affinité perso aussi
Je reconnais qu'une forme de "perfection" me laisse un peu moins sensible qu'un travail avec un poil d'imperfection laissant transparaitre la marge de progression possible.
Exemple : Hellboy me lasse alors que Fafhrd est le Mignola qui me touche le plus
Idem sur le Mazz
Et le moment de la découverte joue aussi : Born Again est arrivé au moment de ma "construction", sur un perso qui compte pour moi, à un moment de rupture vf/vo... alors que Year one est arrivé après...
Comme tu le dis, avec un artiste de ce niveau...