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lundi 8 décembre 2014

How to draw comics...

  The Marvel Way

Ce bouquin, assez récemment réédité en français, ne date pas d'hier (1978). Ce fut la bible de tous les aspirants dessinateurs de comics. Si aujourd'hui la méthode est obsolète (personne ne travaille malheureusement"à la Marvel way" chez les 2 grands) les astuces restent solides et le bouquin, daté, intéressant
Big John Buscema apprend, entre autres , à dynamiser une scène statique (à l'opposé des talking heads qui farcissent pas mal de comics modernes)
J'ai trouvé ça, chez ce Monsieur,  
Le rough couleur de la couv (le titre a changé visiblement)
Tiré du bouquin,une couv de Nova
Recherches de compo 
Rough

 un peu plus poussé
 Crayonné
 et l'encrage du sous estimé Frank Giacoia
Du bien bon boulot, à l'ancienne
Allez voir sur le lien caf, il y a pas mal d'autres choses, dont des ouvertures de chapitres du livre, comme celles ci
 
Ou ces étapes d'une planches (un peu artificielles car clairement destinées à un outil pédago, mais très intéressantes)
 
 
 

10 commentaires:

Vincent B a dit…

Ha c'était un de mes bouquins de prédilection quand j'étais au lycée, avec les livres de dessin d'Anatomie de Burne Hogarth et les deux tomes de "L'Art de la BD" de Duc.

Philippe Cordier a dit…

Le Hogarth beurk pour moi (j'ai déjà évoqué les leçons de poses épileptiques qu'il donnait) Mais le Duc a du me pousser davantage vers cette passion du dessin/BD/encrage... car tu me renvoies là des souvenirs : une prof de dessin du collège nous en avait distribué des photocopies. J’adorais ça (un jour je me l’achèterais d'occas)

Laurent Lefeuvre a dit…

Le Burne Hogarth est un sujet de raillerie qui revient parmi les dessinateurs : pompeux, intello, bavard, grotesque...

Effectivement, les bouquins qu'il a fait sur l'anatomie sont abrupts (pour dire le moins).

Mais à la différence de celui que tu montres ici, il n'est pas fait pour être séduisant, ni même agréable à feuilleter (encore que, à petite doses). La caricature qu'a fait Gotlib des "tics Hogarthiens" dans la parodie crispée de son Tarzan témoigne de ça. Même Franquin a fait rencontrer le Marsu et Tarzan en "singeant" (!) Hogarth.

Pourtant, en feuilletant un des 2 livres d'Hogarth en ma possession j'y ai compris un paquet de choses grâce à sa façon maniaque d'exagérer certains mécanismes de muscles, nerfs, plis, principes de mouvements du corps.

Comme un livre de Maths certes austère, mais parce que le sujet de l'anatomie traitée en profondeur ne peut que l'être un peu : austère !

"How to Draw The Marvel Way", ou "L'Art Séquentiel" d'Eisner sont des livres de principe Global, séduisant pour un large public d'amateurs. Idem pour la méthode DUC.

Mais le Hogarth a le rôle ingrat des profs austères en blouse grise : il ne s'adresse qu'à ceux qui chercheront à appréhender un thème qu'ils connaissent déjà à minimum, pour leur en montrer un angle aussi pointu que complémentaire.

On en prend ce qu'on veut...

Philippe Cordier a dit…

j'irai encore un peu plus loin : Hogarth s'adresse peut être uniquement à celui qui veut vraiment dessiner et en faire sonmétier, Celui de Buscema/Lee est à l'opposé, passionnant aussi le simple lecteur

RDB a dit…

Quand j'étais ado, la découverte et la lecture des bouquins de Duc à la bibliothèque municipale ont été une source inépuisable d'infos sur la façon de faire de la BD.
Après, en le relisant plus tard, j'ai mesuré mon enthousiasme, mais pas parce que je déconsidérai son propos, plutôt parce que j'aurai aimé qu'un tel ouvrage soit réédité, augmenté d'exemples plus récents, prenne en compte l'apport d'artistes plus modernes.
Mais je me souviendrai toujours, en particulier, des exemples tirés du "Rip Kirby" par John Prentice (que j'ai toujours préféré à Alex Raymond - je trouve que Raymond était certes un grand artiste, mais trop maniéré. Toth lui reprochait, à raison, de dessiner les personnages comme des danseurs de ballet et quand il y avait de l'action, ça nuisait à la force de ses pages.).

Quand j'ai acquis "Setting the Standard" qui regroupe tous les comics de Toth chez cet éditeur, rassemblés par Fantagraphics, l'interview qui ouvre le livre a été une révélation pour moi : Toth y donnait en fait une sorte de leçon de BD, bien à sa façon (plutôt rude, intransigeante, mais tellement bien exprimée).

Je crois que tous ceux qui touchent aux comics en voulant le faire de manière avertie gagne à lire des ouvrages sur la réalisation des BD parce que quand on voit quelqu'un à l'ouvrage, on saisit mieux les qualités et les défauts dudit ouvrage.
Je ne veux pas paraître trop professoral, mais souvent les gens qui lisent de la bd adorent débattre des scénarios, mais manquent cruellement de vocabulaire quand il s'agit d'exprimer ce qu'ils pensent du dessin. Or, quand Eisner, Buscema, Toth, McCloud écrivent sur la bd, c'est aussi pour apprendre à acquérir ce vocabulaire sur l'image et le lien qu'il entretient avec le texte dans la bd.

Philippe Cordier a dit…

La "critique" de Toth envers Raymond est un peu sèche mais pas fausse, et 100 fois plus méritée pour Hogarth pour le coup

je suis toujours surpris de voir d'avides lecteurs de BD ne pas s'intéresser du tout à la cuisine interne et narrative de leur passion, mais sans juger, c'est juste un étonnement, donc je te rejoins

JP Nguyen a dit…

Je comprends vos remarques et je m'intéresse un peu aux techniques mais je peux aussi comprendre ceux qui ne jugent que le résultat final. Comme au cinéma quand un réalisateur dit que tel ou tel plan a été dur à filmer, je m'en fiche, pour moi l'essentiel c'est qu'il fonctionne. Parfois, un trop lourd bagage "technique" ou une approche trop analytique peuvent faire passer à côté du plaisir de lecture. L'idéal serait de pouvoir switcher de modes et faire les deux lectures.

Philippe Cordier a dit…

oui c'est bien pour ça que je parle de ne pas juger Mais quand même : passer des milliers d'heures à lire avec passion, sans jamais se poser de questions techniques ou "historiques " (styles, influences...)a tendance à m'étonner
Sur ton analogie avec le ciné, je ne comparerai pas tant avec les propos d'un réal mais plus avec un ressenti de spectateur : "ce plan me laisse sans voix, on dirait la même façon de filmer que sur tel film comment a t il fait?" ou "c'est génial Tarantino mais je me demande de qui il s'inspire, creusons donc pour voir les films qu'il cite..."
Bref la curiosité

Pis cette entrée est un peu de ta faute car je crois que c'est toi qui m'a indiqué la dispo en vpc de ce bouquin que j'avais lu mais n'avait pas, il y a un certain temps

JP Nguyen a dit…

Punaise, entre le Holster de DD et cette entrée, j'en porte, de lourdes responsabilités! ;-)

Philippe Cordier a dit…

faut assumer la légèreté (pour le hoslter :-)

Bon les sens de DD je tenterai de les assumer seuls