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lundi 22 juin 2015

Mieux à la couleur?!?

Je suis fana de noir et blanc 
Alors pourquoi ce titre d'entrée? Parce que là, parfois donc, je n'aime pas moins bien la version couleur
 Mme Varley a mis en couleur cette couv de Sin City de son ex mari Frank Miller. Elle a toujours été douée. J'ai trouvé le rough initial et il me semble que la lisibilité était moindre, en grande partie du fait de la petite tête du Monsieur
 Quant à Duncan Fegredo, j'ai souvent préféré ses boulots au trait à ses couv couleurs (même si celles de Shade étaient merveilleuses) Et bien sur cette commande privée j'aime beaucoup son approche du Marv de Miller, à la couleur. Il laisse le côté Darrow qui se lâcherait, du dessin noir, et il améliore le tout, surtout l'expression de visage

 Là j'avoue je triche, c'est bien du n et b contre de la couleur, mais pas de la même chose. Depuis un moment je voulais trouver sur le net (flemme de scanner) un exemple frappant de l'énorme influence de Eisner sur Miller, dès Daredevil. Un exemple autre que les classiques traitement de splash pages d'intro et autres papiers qui volent
Je l'ai trouvé (on est carrément dans le clin d'oeil)
 

4 commentaires:

Lionel Garcia a dit…

Mais tout le monde n'a pas le talent de Mme Varley. J'ai souvenir d'un entretien de Bill Sienkiewicz (un Scarce sur les X-Men, il me semble) dans lequel, celui-ci avouait avoir accentué l'usage des noirs dans ses planches de Moon Knight parce qu'il en avait "marre" de voir le saccage fait par le coloriste. Et les derniers propos d'Alan Davis sur les coloristes ne sont pas tendres non plus. Il semble qu'à une époque, les limitations techniques étaient à l'origine de bien des "horreurs". Et qu'aujourd'hui, les coloristes utilisent le plus souvent leur domaine de compétence (ou d'incompétence?) pour se mettre en avant au détriment du récit.

En même temps, le travail de Miller sur "Yellow Bastard" et sa caractérisation du "méchant" par l'usage d'aplat jaune illustre à merveille la pertinence narrative de la couleur.

Pour rebondir sur les influences, les planches d'Eisner et Miller me font penser à une planche réalisée par Tim Sale et qui dépeint un Batman en chute libre. La référence affichée de Sale était une planche des X-Men de Neal Adams, où le Fauve tombe dans le vide après un affrontement avec une Sentinelle. La difficulté de ce genre d'exercice c'est de rester dans l'influence sans verser dans le plagiat.

Philippe Cordier a dit…

d'accord avec tout
Pour la couleur je rajouterais une phase à ton analyse, chronologiquement
-Les limitations techniques
-la découverte de la technique et ses excès (cf les milliers de textures "réalistes/'toshop" de l'ère post création d'Image)
-Le show des coloristes modernes à la Dean White
Qu'est ce qui est mieux ou pire, Question de goût. Pour moi la phase 2 fut la pire. Des gars/femmes brillants savaient transcender les limitations techniques (Greg Wright, Scheele...) Des showmen sont bons mais ils volent la vedette parfois au détriment de l'histoire. Après il y a mes préférés : les bons techniciens qui savent utiliser la couleur en outil narratif sans se montrer exagérement: Dave Stewart étant probablement le meilleur ici

Lionel Garcia a dit…


Ah oui, un véritable artiste ce Dave Stewart. Je pense également à Laura Depuy qui a mis en couleur bon nombre de travaux de Brian Hitch.

Philippe Cordier a dit…

Oui c'est,vrai mais elle est plus classique avec encore pas mal de texture. Stewart applique brillement le less is more à la couleur