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jeudi 13 août 2015

Joe's pencils

 J'avais raté une info importante au moment de la disparition de ce monstre sacré qu'est Joe Kubert
Quand il nous a quitté, en 2012, il était en train de terminer une histoire courte pour une anthologie Vertigo Ghosts
Karen Berger montre 2 pages à leur stade du crayonné. C'est à partir de cela que Kubert aurait encré, sans étapes supplémentaires
A noter que la lecture de ces 2 pages est très étrange,avec une résonance toute particulière avec le recul

 
 A part cette histoire inachevée il venait de terminer une mini série en 6 parties (compilée ensuite) avec des boulots de lui et d'autres par des amis à lui. Voici encore un crayonné et la version finie, d'une case

Bien des années avant, ce type rough pour Tarzan lui servait de référence pour un crayonné à peine plus poussé, ou bien il le donnait comme base à celui qui devait le dessiner quand il ne s'en chargeait pas lui même

 
 C'est pas compliqué de dessiner Tarzan, c'est Joe qui vous le dit
 
 Pour en fini avec Tarzan (le boulot favori de Kubert) j'ai trouvé un recueil petit format de quelques épisodes,en italien et en noir et blanc et je peux vous dire que le trait de Kubert est fait pour le noir et blanc
Sur l'intégrale que nous vous préparons avec Black and White des passages en couleurs de la série d’origine n'étaient pas mal, mais globalement la couleur dénature son trait ou, au mieux, n'apporte rien
 Vous verrez que ce sera nettement mieux en n et b
 J'ai revendu ses Tex en couleur pour m'acheter l'intégrale n et b et dire qu'on y gagne est un euphémisme
 
 Et que dire de son Batman black and White...
 comparé avec ce qui est probablement le boulot le plus faible de sa carrière (manque de motivation semble t il) sur la "recréation" de Batman avec Stan Lee
 
Dans quelques jours...Adam

10 commentaires:

Lionel Garcia a dit…

Le noir et blanc faisait partie de l'adn des dessinateurs de cette génération. Je relis toujours avec le même plaisir les versions noir et blanc du Baron Rouge et de Cheveux de Feu parues aux éditions du Fromage. Au-delà de la maitrise du noir et blanc, Joe Kubert était capable d'aborder tous les genres de la Bande Dessinée. Un des rares auteurs américains à avoir eu le prix du meilleur album étranger à Angoulême.

La version des éditions Clair de Lune rend parfaitement justice à la simplification extrême du trait de Kubert sur Tex Willer. Je me souviens de la première édition française chez Erko. La couleur gommait le "dépouillement" d'un trait qui se voulait d'une efficacité immédiate.

A signaler que l'excellente revue HOP de Louis Cance, consacre un dossier en deux parties sur Kubert (n° 136 et 137). A dévorer sans modération.

Laurent Lefeuvre a dit…

Hello Lionel, je réponds à la place de Phil (en vacances en famille à la maison quelques jours !).
Phil souhaite savoir si le HOP en question est récent, et s'il est possible de s'en procurer un exemplaire.

Phil, la prochaine fois, je te laisse le clavier, ce sera plus simple !

:^)

Lionel Garcia a dit…

Il suffit de demander.

Le dernier numéro de HOP, le 146, date de juin 2015. Le sommaire "anciens numéros" présente toujours ceux concernant Joe Kubert comme disponibles.

Détail : n° 136 de décembre 2012. Dossier Kubert. La première partie présente une rétrospective de la carrière de Kubert ainsi qu'un essai de bibliographie française.

n° 138 de juin 2013. La seconde partie du dossier présente une biographie de la série "Sergent Rock" ainsi qu'un essai de bibliographie française du sergent de DC. Et cerise sur le gâteau, ce numéro compte comme invité JOSE ORTIZ.

Pour toute commande, il convient d'écrire à : HOP! (Rédaction) 56 Bd Lintilhac, 15 000 AURILLAC.

Chaque numéro coute 7 euros 60. Et les frais de port s'élèvent à 3 euros 70 pour deux exemplaires.

Bonne lecture.

Laurent Lefeuvre a dit…

Merci beaucoup, Mister Garcia !
Je transmettrai ce soir à Phil, quand ils rentreront de leur balade à St Malo.

Du coup, on a feuilleté quelques HOP ce matin, dont le n° 51 qui faisait sa couverture sur le Tor de Kubert.

Lionel Garcia a dit…

C'est toujours un plaisir.

Je n'ai jamais réussi à voir un récit de Tor, si ce n'est quelques images. Peut être un jour une réédition, qui sait?

Un grand maitre du noir et blanc qui est oublié, c'est Raymond Poïvet. Son travail sur les derniers épisodes des "Pionniers de l'Espérance" ou sur Tiriel et "l'Echiquier cubique"... aborde un traitement du trait encore inédit à ce jour.

RDB a dit…

Ce qui me frappe quand je vois le dessin, encré ou pas, de Joe Kubert, c'est sa vitalité : c'est vraiment du dessin avant tout, un artiste avec son crayon, une sensation de grande spontanéité. Et c'est ce qui est le plus impressionnant car on pourrait penser qu'avec une carrière d'une telle longévité, le bonhomme se soit laissé aller, que son art se soit figé. mais non, c'est redoutable car ça a l'air si simple (la leçon de dessin pour Tarzan, quel document !).

Pour le noir et blanc, c'est sûr aussi ça agit comme une sorte de révélateur : c'est comme déshabiller le dessin. Mais quand c'est réussi, rien ne peut rivaliser avec le résultat.

Philippe Cordier a dit…

Merci Lionel.
Pour Tarzan j'ai trouvé un recueil n et b pas cher, petit format en...italien. Le top

Philippe Cordier a dit…

Ah et Poïvet je,dois reconnaitre ne pas accrocher mais je n'ai vu que de la couleur. (et du très moyen dans l'histoire de France en BD)

Lionel Garcia a dit…

L'histoire de France en BD n'était qu'un travail purement alimentaire (au même titre que "la Découverte du Monde" ou "La Bible en BD") pour Poïvet. Un travail que celui-ci a particulièrement détesté.

Pour appréhender au mieux l'esthétique de celui-ci il faut surtout se reporter à ses projets expérimentaux tels que -je me répète- " Tiriel" (l'édition en noir et blanc chez Nathan),"Opus 4", "L'échiquier cubique" et son récit muet "Allô ! Il est vivant" réalisé en 1964, bien avant l'Arzach de Moebius. Son recours au stylo bille et au feutre, confèrent à ses planches un aspect brut, "inachevé" qui paradoxalement procure une perception de vie presque palpable. Le rendu des planches est bien loin de cet aspect froid ou rigide qui caractérise souvent les planches des auteurs franco-belges après encrage.

Philippe Cordier a dit…

Allez, à lire à l'occasion et à ajouter à la liste d'auteurs /illustrateurs déjà découverts hier soir chez Mister Laurent.