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vendredi 1 juillet 2016

Miller ou Rubinstein?

 Cette vf fut l'une de mes toutes premières lectures comics. Nostalgie mise à part,ce livre (censuré à l’extrême par Lug) m'a marqué, même si je vois aujourd'hui à quel point il est surestimé, et loin de la somme des individualités que nous aurions pu en attendre
Je suis tombé sur une discussion, sur un forum, houleuse, quant au "qui fait quoi sur ces pages". Les pro Miller estimaient que Rubinstein se contentait d'encrer, voir de trahir un peu, et les pro Rubinstein pensaient que cette mini est plus le livre de Rubinstein que de Miller
J'avais montré ces images il y a quelques années
Pour moi elles prouvent que le rendu final, comme avec Klaus Janson sur DD, est en grande partie l’œuvre de l'encreur, même si le gros du boulot reste de Mile (découpage et dessin loin d'un simple rough)
Après, c'est une histoire de goût. Pour moi Klaus embellissait et améliorait là ou Rubinstein tire surtout la couverture à lui tout en aseptisant le trait (cf le gommage des nombreux traits de Miller qui burinaient le visage)
 
 C'est maintenant, grâce à ces images, que je vois que l'encreur n'a pas corrigé ce qui ressemble à un truc étrange : on dirait qu'il a 5 doigts plus le pouce que l'on ne voit pas (si c'est le pouce, alors il est assez maladroitement dessiné)
Ce qui me choque le plus est de voir des collectionneurs de planches originales fiers d'exposer ce type de planches. Ils ont demandé (commissionné) à Steve Oliff de mettre en couleur leurs originaux SUR LA PLANCHE. On aime ou pas le résultat (moi plutôt pas) mais c'est une hérésie.Je n'irai pas jusqu'à dire qu'un collectionneur n'est que dépositaire ponctuel d'une œuvre qui appartient à tous (quoi que, ce n'est pas loin) mais là quand même! Argh
 
 
 Avoir au mur ce genre de planche, encrée, à quand même plus de gueule à mon sens, tout en respectant l'intégrité du travail initial


6 commentaires:

Laurent Lefeuvre a dit…

D'accord avec toi sur la couleur sur original.
Plus généralement, les planches restent très belles, même 30 ans après.

Plus largement, ce bouquin m'aura bien fait fantasmer... Et m'a au final beaucoup déçu. J'avais beau le relire et malgré les scènes attendues de bastons, je n'y ai jamais vu "mon" Serval/Wolverine, celui qui rampe dans les égoûts du club des damnés et grogne avant de bondir.

Là, on avait droit à une sorte de Clint Eastwood, période Sergio Leone, au Japon.


Il y a une logique dans ce choix car le premier succès du jeune Clint "Pour une Poignée de Dollars" est le remake de Yojimbo de Kurosawa, et qu'on peut compter sur Miller (alors grand fan du genre) pour y avoir pensé.

Deux ans après, avec Dark Knight, Miller fera à nouveau une relecture de Clint Eastwood : Dirty Harry (son film préféré dira-t-il en 1989).

Alors sans être nule, cette mini-série Wolverine m'a déçue, car elle me semblait promettre un vrai premier moment de gloire solo de Wolverine (j'ai 8 ans en 1985), alors que les auteurs ont choisi ce moment pour le déconstruire (le fameux côté samouraï, le "Giri", et tout et tout).

Malgré le mérite de chercher à faire avancer un personnage vers autre chose que la brute Canadienne au grand cœur, cette direction m'a semblé trop rapide dans le parcours de Serval, comme une adolescence pas vécue.

Du coup, depuis 25 ans, vas-y qu'on se tape la crise de la quarantaine à répétition (perpétuel retour de la brute hirsute et grimaçante, et ninjas par dizaines de milliers).

swamps a dit…

raccords avec les propos de laurent... !
ce premier rcm de " seval", m' a laisser sur ma fain !le coté brute épaisse qui pête un plomb amorcé chez claremont/byrne est trop vite passé du coté" maitre jedi", avec miller.
notre serval n' as jamais eu droit à son " born again", expeté avec le weapon x de BWS.
en ce qui concerne l' encrage de rubinstein, il s' en sort tout de même avec les honneurs, il ne denature pas l' esprit du trait de miller, il reste de facture classique, certe, mais ne le transcende pas comme janson a pus le faire.
rubinstein est comme bob mc leod, ils ont des bases classiques solides et les appliquent avec perfection, c' est sur que leurs rendus est tout de suite reconnaissable, c' est leurs marques de fabrique en quelque sorte!
l' encreur est sensé corriger les erreurs anatomiques du dessinateur, mais il n' est pas non plus à l' abris d' un oublis, d' un noeud graphique,

Philippe Cordier a dit…

on est tous d'accord donc
J'ai d'autant plus rêvé sur ce rcm que c'était, je radote, l'une de mes premières expositions au genre
Des scènes m'ont bien contenté, mais c'est vraiment l'entrée de ces maudits Ninjas par cette porte qui me gonflera vite,y compris sur les DD à venir de Mister FM

Lionel Garcia a dit…

Pas d'accord (rictus)! Je garde plus qu'un excellent souvenir de ce premier RCM, au-delà des planches sabrées. Le passage d'un Serval "animal" à un Wolverine plus "serein" ne m'a jamais paru trop rapide. Le Logan "psychopathe" était déjà présent sous l'ère de Claremont et Cockrum.

Si je ne devais garder qu'une seule histoire de Serval, je garderai celle-ci à égalité avec Weapon X. Et pour les X-Men je conserverai seulement, "Dieu crée, l'homme détruit".

Philippe Cordier a dit…

Ok pour les X-Men (moi aussi) mais je mets le boulot de BWS bien au dessus de ce rcm qui garde une place dans mon coeur quand même :)

Laurent Lefeuvre a dit…

Pareil.