Rechercher dans ce blog

lundi 6 juillet 2015

De plus en plus encré

 J'ai montré du Art Adams tout gamin très récemment, en voici du bien moins jeuneot car ultra récent. C'est surtout pour montrer 3 types bien différents de finition/encrage
On peut se demander pourquoi Adams pousse le vice jusqu'à mettre des dizaines de croix indiquant les aplats noirs, alors que l'encreur... c'est lui (ce procédé était surtout utilisé à une époque pour éviter de noircir au crayon et être sur que l'encreur ne rate pas de coins noirs) En tout cas dire qu'il ne se laisse guère de marge de manœuvre à l'encrage est un euphémisme. Tout est dans le crayonné de fou
 Sur ces planches nous sommes dans un apport intermédiaire de l'encreur. le dessin est poussé mais laisse de la place à la finition. Sur cette série The Haunt Capullo découpait rapidement et c'est Ryan Oatley qui dessinait. L'encreur est un businessman, qui après avoir inventé la toile d'araignée Spaghetti, créé un Batman ayant graphiquement couché avec Spider-Man puis fait de l'argent dans le baseball, s'amuse à encrer de temps à autre. Todd Mcfarlane n'est d'ailleurs pas un mauvais encreur. Il ajoute des détail, des textures, mais garde le trait d'origine
 
 On termine par évidemment ce que je préfère : Du Frank Miller au découpage sur DD, magnifiquement terminé et encré par Klaus Janson. merci à Sean Howe pour ces 2 scans
 

22 commentaires:

JP Nguyen a dit…

En regardant bien, Adams modifie des trucs à l'encrage : les sentinelles dans le ciel disparaissent, les yeux de la sentinelle du centre changent, les cheveux sont plus ou moins noircis / épaissis.

Philippe Cordier a dit…

c'est vrai qu'il y a le ciel des Sentinelles et quelques mini ajustements, mais le gars est un grand malade

Lionel Garcia a dit…

A quand le retour de MonkeyMan et O'Brien? Ce qui nous permettrait de retrouver un Arthur Adams scénariste et dessinateur. Cette série constitue pour moi, l'œuvre maitresse d'Adams. Humour, action et références au cinéma et aux comic-books des années 50.Je me souviens de récits complets parus dans Fantask. Leurs parutions en noir et blanc montraient vraiment l'obsession d'Adams pour le détail. Peut on rêver à une intégrale noir et blanc chez Black and White?

Philippe Cordier a dit…

J'ai un souvenir assez vague de scénar qui ne m'emballaient pas plus que ça mais je pense que j'étais trop "jeune"
Ca vaudrait le coup de se pencher là dessus oui

Laurent Lefeuvre a dit…

Il y a 10 ans, dans une poussée de "Je suis trop vieux pour ces conneries" (ce qui constitue la vraie connerie, en fait), je me suis un peu vite débarrassé de la majorité de mes Titans et Spidey.

Parmi ceux-ci, deux Spidey, figurant un double épisode écrit par Ann Nocenti, dessiné par Art Adams, avec Warlock et Spider-Man (en costume noir). Au programme de ce qui devait être un annual coupé en deux pour la VF, du pur Nocenti : Un couple de jeunes gens impliqués dans la défense des droits des animaux, libérant des cobayes d'un labo de recherches.

Au milieu de ça, Warlock-zilla et Spidey qui tente de remettre les choses en ordre... mais y a-t-il un "bon" ordre dans un monde pareil ?

Philippe Cordier a dit…

Ah oui je me souviens, du Nocenti comme dans certains DD (animaux...)et du Adams en top forme
Bien supérieur pour moi au Longshot du même duo qui ne m'avait pas emballé du tout

Lionel Garcia a dit…

C'était dans Titans n° 109 et 110 (Web of Spiderman Annual n°2). Warlock se transformait en Godzilla et en King Kong. Un must dans je savoure le dessin et le scénario très souvent.

Laurent Lefeuvre a dit…

(en mode JOIE !)

Merci Lionel !
Grâce à vous, je me rends compte que je n'ai pas vendu les deux épisodes en question comme je le croyais!

Persuadé que j'étais que c'était dans Spidey (à cause de l'Araignée, je suppose), j'avais oublié que c'était paru dans Titans !

Je vais pouvoir relire du même coup le génial Annual New Mutants : le choc de la rencontre : "Warlock/Impossible-Man" (Claremont/Davis).

(De mieux en mieux, ce blog).

Anonyme a dit…

Un excellent épisode stand alone en effet, comme le DD 192 dont je cherche la (sublime) dernière planche en N&B sur le net, vu qu'avec la colorisation elle est déjà très bien mais alors sans cela doit rendre encore mieux.

Philippe Cordier a dit…

quasi impossible que tu trouves les n et b de quelques page que ce soit de ce sublime 192 car Klaus a dessiné ET encré ET mis en couleur donc personne d'autre que lui, le lettreur et l'editeur ne les a eu en main pour les photocopier éventuellement
Et les originaux de cet épisode précis sont tous chez lui
j'ai bonne espoir d'en avoir un jour des copies :-) J'en parlerai forcément

Lionel Garcia a dit…

C'est un plaisir de renseigner le talentueux papa de Fox Boy (sourire). AH Warlock/Impossible Man!!! Rambo contre Rocky... La preuve que les comics ont su, un jour, être de véritables trésors d'humour. Et que dire de Hulk et la Chose par Starlin et Wrightson. Dommage que cet humour ne soit plus vraiment d'actualité (je radote...).

Philippe Cordier a dit…

Hulk et la chose!!! Très bon ça. Wrightson (comme Mignola) m'a fait acheter du Starlin!!!!!!

Francis a dit…

L'aspect humoristique n'a pas entièrement disparu quand même, je me souviens que les X-Statix de Milligan avaient un aspect très délirant et absurde, voire trash.
Le second run de PAD sur X-Factor fait aussi la part belle à l'humour, même si c'est plus dans un registre sitcom/soap opera à la Claremont.
Sans oublier les Excalibur de Davis et Wolverine & the X-Men d'Aaron et Bachalo.
marrant la plupart des exemples qui me viennent à l'esprit sont des séries mutantes, faut croire que cette franchise s'y prête plus que d'autres...

Francis a dit…

J'ai failli oublier l'épisode des X-Men situé après Inferno, avec la sortie entres filles, l'apparition de Jubilee et la parodie des Ghostbusters, avec en prime un duo Silvestri/Green en grande forme.

Lionel Garcia a dit…

Je suis passé à coté de X-Statix. Malheureusement, les Excalibur d'Alan Davis sont finis depuis bien longtemps. C'est vrai que X-Factor par Peter David possède un humour, voire, une ironie particulièrement jubilatoire. Mais la série s'arrête au n°20, sauf erreur de ma part. Quand à Wolverine and the X-men, je deviens de plus en plus allergique à la narration de Chris Bachalo. Mais j'ai vu des épisodes dessinés par nick Bradshaw dans des Wolverine de Panini. Et la série me semblait plaisante. Alors pourquoi pas si une intégrale sort et si j'arrive à me convaincre de donner des sous à Panini (Les traductions au rabais m'exaspèrent!)

Une série dont j'achèterai, surement un jour, la traduction (je suis trop vieux pour me mettre à l'anglais) chez les bouquinistes, c'est "Superior foes of Spider-Man". Ce que j'ai vu ma vraiment séduit.

Francis a dit…

Concernant X-Factor, a série qui s'est arrêtée au bout de 20 épisodes ça doit être son troisième run, le premier a duré guère plus longtemps, et le second a duré plus de 110 numéros, un sacré exploit vu la tendance pénible au relaunch récurrents.

Laurent Lefeuvre a dit…

D'accord avec Lionel : Les épisodes cités par Francis remontent quasiment tous à 25 ans ! (fin des années 80/début 90's).

Depuis, j'ai la sensation que les exemples plus récents qui sont cités, sont tous dessinés dans un style plus "cartoon/dessin animé", quand ils ne sont pas clairement enfermés dans une série dont le ton global est assumément l'humour (Deadpool, par exemple).

Comme si dès qu'il y a un moment plus léger, plus comique sur une série, le choix du style de dessinateur s'oriente de fait vers la fonction "comique".

Au contraire, dans les exemples plus anciens (on l'a dit avec Davis, Adams, Silvestri, Quesada sur X-Factor, ou aussi Byrne avec la Chose et sur She-Hulk, et plus encore le macabre Wrightson - pour Hulk et la Chose), c'est justement du décalage apporté par un trait habituellement sérieux, puissant, réservé à l'action, au premier degré, qui crée ce caractère si délicieux aux vieux épisodes "récréation".

Peut-être plus simplement parce qu'on parle d'un temps où l'humour n'était pas cloisonné aux seuls épisodes "fun", et faisait de courtes apparitions, ponctuelles, inattendues, comme il le fait dans nos vies : Une mèche rebelle, un bout de salade dans les dents, un mot mal prononcé, etc.

- Kitty qui s'étouffe avec le cigare de Serval (JR-jr Sp. Strange 51)
- Diablo qui saute au cou de Serval quand Harfang déboule sous forme d'ours polaire (Byrne - Sp. Strange 34)
- Serval bourré et chantant (par Alan Davis - Annual X-Men 11 - en VO : Album Sortilèges)
- Kitty et son conte de fées (Cockrum - Sp. Strange 41)
- Le personnage de Turk (Miller - Daredevil)
- les dialogues de Warlock avec "Ami-Cypher-Doug"(Blevins - Nouveaux Mutants).
- Le T-shirt sexy de Peter Parker "Tiger" (JR jr - Strange 190 ?)

Du coup, les exemples plus récents de tentatives d'humour avec des Bacchalo, Mike Allred, et surtout les actuelles variant-covers Marvel de Skottie Young me semblent estampillés : "Hey Hey ! pouêt-pouêt ! On va bien rigoler !".

Comme si l'humour autrefois distillé de ci-de là sur l'ensemble des titres Marvel, était désormais concentré tandis sur quelques titres... et globalement deserté de tous les autres ?

Lionel Garcia a dit…

Finalement, je me demande si cette touche d'humour qui créait une distance avec le pathos de nos chers héros, ne s'est pas retrouvée dans l'approche distanciée de nos auteurs français (Mitton, Tota...)? Tandis que les américains, eux, "segmentent" de plus en plus leur production. L'humour et le drame ne doivent pas se retrouver au sein du même récit. Une perception de l'écriture limitée. Il n'y a qu'à voir, dans un autre genre, les chefs-d'œuvre d'humour et de sensibilité réalisaient par Chaplin avec Charlot. Le mélange des genres est salvateur pour la création.

Philippe Cordier a dit…

je suis bien trop largué en comics modernes pour juger, mais je pourrais faire comme Laurent et juger sans connaitre :-) Pas taper Lolo je sais ce que tu penses, mais il n'est pas impossible qu'au sein de la grosse prod que nous ne lisons pas il y ait ce genre de pépites à l'humour en décalage avec le trait "sérieux". Je suis en train de faire un truc sur des couv de Silvestri/ X-Men et je me replonge avec bonheur dans des souvenirs d'un trait réaliste n'empêchant pas (au con,traire) de la légèreté/fun/humour
Encore une fois il est possible que des choses existent, mais je ne connais pas assez (exemple avec Samnee au trait semi réaliste illustrant les superbes scénar de Waid allant du pathos au loufoque)

Laurent Lefeuvre a dit…

Tu as raison à 100 % : Je ne juge qu'au ressenti de ce que je feuillette chaque mois... mais ne lis presque plus du tout. Si l'humour est toujours présent, c'est principalement dans les dialogues, notamment chez Millar, Bendis (type références geek, pince-sans-rire, héros qui font de l'esprit).

La culture des séries type Friends, Big Bang Theory, ou des gens assis échangent des vannes entre 2 rires enregistrés.

C'est donc plutôt le comique de situation, le loufoque décalé, le gag visuel façon Chaplin, Keaton ou Tati que je guette de l'oeil, et ne vois pas.

Tu avais vu cette planche de Barry Wiindsor Smith, où Johnny Storm collle de faux-poils de barbe sur le menton de la Chose ?

Il fallait l'humour de ce type pour y penser !

Warlock qui se change en vaisseau Star-trek en pleine action, autre exemple dû à Art Adams.

Mais tu sais que mes diatribes bavardes sont pour bonne partie écrite à l'encre de la mauvaise foi... ne serait-ce que dans l'espoir de lancer un petit débat ! =;O)



Francis a dit…

Dans les séries mainstream ce cloisonnement est plus visible, mais je pense que la dramaturgie est l'humour peuvent encore cohabiter dans certaines séries (la version Marvel Knights du Punisher de Ennis même si là c'est plus de l'humour noir, le Wolverine d'Aaron, les Gardiens de la galaxies de DnA).
Pour les séries indés c'est parfois différent: un style plus cartoony sur des séries avec pas mal de pathos (Deadly Class) et à l'inverse un style en partie réaliste sur des séries plus drôles et décalées (les oeuvres du duo Gillen/McKelvie).

phil cordier a dit…

Cette histoire de BWS me dit vaguement quelque chose
J'aime bien ces débats mais je me sens vraiment trop largué, et je pense que la nostalgie fausse mon pseudo jugement
ce qui me parait clair est que les films, et leur succès ont fait que les éditeurs surveillent pas mal les comics qui doivent rester globalement assez réalistes
ca me fait penser que j'ai toujours dit du mal des adaptations de films, Avengers 2 en tête, et bien je reconnais avoir pris un certain plaisir à voir, avec retard, Captain America 2
Et si tout va bien cette semaine... les gardiens de la G