Rechercher dans ce blog

vendredi 24 février 2017

Mon Magneto

 Juillet 1985, mon petit cerveau d'ado (voire pré ado, je n'ai alors pas encore 12 ans) explose à la découverte des Guerres Secrètes dans Spidey 66
Ce n'est pas que de la nostalgie quand je dis préférer la mise en couleur de l'époque, ci dessus, à celle ci, refaite pour les 30 ans de la maxi série
Ca pique
J'ai adoré suivre cette histoire, pourtant très critiquable a posteriori, de Shooter, et je suis rentré à fond dans le merchandising Marvel/Mattel
 
 Quand il me fut proposé, par ma mère, d'acheter le tout premier jouet de cette gamme, le choix fut cornélien? Spidey? Serval?...Et bien bizarrement c'est lui que j'ai décidé de me faire acheter
 Pourquoi donc? A cause de cette scène, bien sur dessinée par le grand Mike Zeck. Je venais de la lire, en vf, et j'avais été captivé par ce Magneto volant, que rien n'arrête
Ca tient à peu de chose
 Dans le comics, j'avais aussi bien apprécié que ce soit le seul "vilain" mis dans le camp des "gentils"
 et il se permettait même d'emballer la guêpe (et oui les djeuns, on ne disait pas pécho à l'époque)
 C'est très probablement Jean-Yves Mitton qui avait dessiné la couv de ce Spidey...
évidemment basée sur celle de Zeck/Beatty
 Le noir et blanc
 et le crayonné
Il faudrait que je fasse une entrée sur ce perso un jour, entrée qui cessera quand j'arrêtais de lire régulièrement du Marvel donc, et axée sur ce que j'en aimais, à savoir le traitement complexe qu'en fit Chris Claremont

19 commentaires:

OmacSpyder a dit…

Les Guerres Secrets, quelle épopée! Pour moi aussi je garde un souvenir ému de cette lecture.Choisir Magneto comme figurine, ça n'est pas anodin en effet. Un personnage ambigu, tenant tête aux "héros", gardant des distances avec les "vilains" : un personnage déjà complexe et indépendant en somme. C'est aussi ce Magneto-là qui me plaisait. Frondeur et profond, celui qu'en fit Claremont.
Si ça intéresse, voici un petit article que j'ai écrit sur le personnage. Une fiction pour en tenter d'en raconter un bout de vérité...

http://www.brucetringale.com/collants-sur-le-divan-3-magneto-magneto-chez-le-psy/

C'était un très bon choix, Magneto! Il est étonnamment très bien écrit dans cette série.
Merci pour cette tranche de souvenirs!

Philippe Cordier a dit…

Et bien merci à toi, et bravo pour ton article, que je viens de lire : sacré boulot
Et ça me donne envie aussi de découvrir l'histoire dont les extraits illustrent ton texte

OmacSpyder a dit…

Merci, c'est gentil. Et en plus si ça t'a donné envie de lire "Testament", c'est encore mieux.
Magneto est vraiment un personnage intéressant. Dans l'article, le cahier des charges consistait à l'évoquer juste après son arrivée en Israël. Mais ça serait intéressant de reprendre le personnage dans sa globalité.

Philippe Cordier a dit…

A part Daredevil, et un peu Spidey (jusqu'à un certain âge), les perso ne m'ont jamais intéressés "dans leur globalité". je ne me suis jamais intéressé à eux que lorsque de grands créateurs les géraient, lâchant dès que le traitement ne m'intéressait plus
Pour Magneto il y a, pour moi, Claremont, Byrne,et point barre :)

Marti a dit…

Encore un personnage qui comme Tornade a souffert du départ de Claremont (alors que Wolvie a eu la chance d'avoir Larry Hama et Jason Aaron pour l'amener dans de nouvelles directions).
C'est assez intéressant je trouve de se pencher sur l'évolution du traitement de Xavier et Magneto au fil des décennies, quand on voit comment Magneto est devenu un personnage plus nuancé et moins manichéen, allant jusqu'à diriger l'école, alors que Xavier, après avoir été souvent mis de côté par Claremont, a accumulé les casseroles (Onslaught, Cassandra Nova, Deadly Genesis).
C'est comme s'il était encombrant pour les scénaristes, et aussi pour les personnages à partir d'un certain point, comme si il était plus intéressant en tant qu'incarnation de la cause qu'il défend plutôt que comme un personnage à part entière.

Philippe Cordier a dit…

Je crois que Byrne était contre ce que Claremont en a fait "après lui", c'est à dire un "gentil". Moi je trouvais cela passionnant, et en effet bien mieux que le rôle un peu potiche (par comparaison) de Xavier

OmacSpyder a dit…

Il y a pire comme référence pour Magneto! Claremont a en effet porté le personnage à son apogée, le faisant cheminer avec une belle cohérence. Par globalité, j'entendais rendre justice à ce cheminement cohérent qui éclaire les fondations du personnage.

Tu aimes Spidey? J'ai cet article aussi en magasin! ;)

http://www.brucetringale.com/collants-sur-le-divan-1-peter-parker-alias-spiderman/

OmacSpyder a dit…

Le moment du procès de Magneto et la direction des Nouveaux Mutants est une évolution qui correspond bien, je trouve, au passé du personnage et à ses aspirations. Ce dépassement du statut de bourreau pour rejoindre le camps de ceux qui sont persécutés, en choisissant une voie qui n'est pas celle de ses bourreaux de sa jeunesse, lui donne une dimension très profonde.
Xavier a en effet quelque part suivi le chemin inverse. Mais n'étaient-ils pas deux faces d'une même pièce..?

Philippe Cordier a dit…

Ah oui, bien sympas ces passages sur le divan
J'ai bien sur de suite pensé, comme l'un de tes commentateurs je vois, au passage de Spidey chez le psy avec tout le mobilier à l'envers, par Ditko

OmacSpyder a dit…

Oui! Spidey était le premier personnage qui allait de soi pour un passage sur le divan! La référence à Ditko est en effet un bon souvenir. L'image d'ouverture de l'article est aussi extraite de cette fabuleuse période.
Vu ton image de profil, je me disais que ça pouvait t'intéresser.

Lionel Garcia a dit…

Il est certain que l'aura de Magnéto doit énormément au travail de Claremont. Mais Bill Mantlo avec la mini-série de La Vision et la Sorcière Rouge, qui révèle la parenté de Wanda et Pietro avec Magneto a écrit, également, un récit incontournable du maître du magnétisme. Scott Lobdell a, aussi, écrit un très beau numéro d'Uncanny X-men où l'on voyait une discussion astrale entre Xavier et Magneto. Le tout illustré avec des pages à l'italienne par Romita Jr.

Plus près de nous, je garde un bon souvenir des mini-séries Magneto Rex écrite par Joe Pruett et Magneto Dark Seduction par Fabian Nicieza.

Pour en revenir aux Guerres Secrètes, j'ai toujours regretté que la scène du baiser entre la Guêpe et Magneto ne trouve pas de répercussion par la suite. Et l'enfant que j'étais, ressentait une véritable fascination pour Fatalis essayant de contrôler la puissance du Beyonder. J'aimais beaucoup, aussi, le personnage de Klaw... Dommage que cette maxi-série n'est pas eu plus de vilains d'envergure. La finesse du dessin de Zeck donnait aux différents personnages une authenticité qui nous les rendait réels et l'on ressentait leurs dilemmes, leurs doutes... Que d'excellents souvenirs. Alors que pour Secrets Wars II, je n'ai en mémoire quasiment que la couverture magnifique de Byrne.

Philippe Cordier a dit…

D'accord avec tout ce que tu dis y compris les récits cités que j'avais oublié

OmacSpyder a dit…

Voilà ce que je voulais dire quand je disais que Magneto possédait un background important auquel des auteurs de talent avaient ajouté leur pierre. Les histoires que tu cites ici en sont d'excellents exemples! Même la mini-série X-Men contre Vengeurs lui donne une belle place.
Pour les Guerres Secrètes, c'est vrai que les personnages prenaient une densité particulière. J'aimerais bien une sortie des Guerres Secrets II dont j'ai moi aussi moins de souvenirs en dehors de cette superbe couv' de Byrne.
L'article sur Magneto a déjà de bonnes bases avec tout ça ;)

Philippe Cordier a dit…

Sw2 était une horreur, a tous les niveaux de mémoire

Marty a dit…

Le premier Secret Wars, une fois mis de côté la nostalgie et les problèmes de dealines du dessinateur (il y a du se faire aider par Bob Layton, et j'ai aussi le souvenir d'une planche dessiné ou encré par Romita Sr) ça ne vaut pas, pour moi en tout cas, ce que Zeck a pu faire sur d'autres titres, et notamment sa collaboration avec DeMatteis, McLeod et Beatty (Captain America, Kraven's Last Hunt) ou encore ce qu'il a pu faire ailleurs (ses premiers épisodes du Punisher).

Et moi qui n'était pas fan d'Ultron, j'étais bien content quand il a été mis hors-jeu dès le début de l'histoire par Galactus.

Philippe Cordier a dit…

La fun de l'histoire est dessinée par plein de monde, les retards étaient énormes. C'est sur que sur la suite de sa carrière, au dessin Zeck a fait bien mieux

Philippe Cordier a dit…

Fun=fin, saleté de téléphone

Marty a dit…

Je me souviens qu'il y a également un chouïa d'Art Adams vers la fin, et dès qu'il s'agit de dessiner des gros monstres, il répond toujours présent (qu'est-ce que j'ai pu kiffer son arc sur les FF de Simonson).

Philippe Cordier a dit…

C'est ça. Trop compliqué de chercher de mon tel, mais j'ai montré ces pages de Adams sur le blog dans le temps