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lundi 29 mai 2017

Arzach par...

 Je suis complètement passé à côté de l’œuvre "sf" de Moebius. Ca ne m'empêche pas de reconnaitre la valeur énorme, et déjà en 93 je me suis jeté sur ce livre (cher, de mémoire) compilant un hommage à Arzach par un tas de grosses pointures
Extraits
Je sortais, quelques années avant, de la claque de la découverte de Akira en fascicule kiosque vf (je viens d'ailleurs de finir le volume 2 de l'intégrale en noir et blanc, une tuerie) alors la vision du perso par Otomo me plaisait bien
 Brian Bolland me déconcertait (chouette boulot)
 Je ne voyais pas encore trop à l'époque à quel point Kelley Jones était saturé de l'influence de Wrightson. Quelle évidence pourtant
 Admiration devant un John Buscema faisant du pur Buscema/Conan, mais adaptant le rendu en n'encrant pas, et avec des couleurs délicates. Classique et atypique à la fois
D'abord perplexe devant l'approche de David Mazzuccheli, c'est avec un peu de recul que je l'ai plus appréciée. Loin de la vénération, il décale le sujet avec son style post Born Again
 Je ne mettait pas, en 93, Joe Kubert aussi haut que je le place aujourd'hui, mais je voyais bien que le Monsieur savait dessiner
 J’idolâtrais par contre déjà Will Eisner depuis un moment, mais je ne le sentais vraiment pas à l'aise avec ce personnage si loin de son univers
 Les 2 images suivantes ma paraissaient justifier l'achat à elles seules
Un Mike Zeck à la couleur par le dessinateur lui même (très rare cas de colo par l'artiste)
Douceur et puissance, comme avec l'illue de Buscema, mais en mieux encore selon moi
 Du pur Mike Mignola qui ne se répétait pas encore autant qu'aujourd'hui. Même s'il commençait à user de ce genre de compo jusqu'à la corde, j’étais preneur
 Je crois que peu de temps après mon achat une vf bien moins onéreuse sortait, mais trop tard pour moi. Pour vous par contre, si vous ne l'avez pas, peut être que dans les bacs à soldes...

5 commentaires:

Lionel Garcia a dit…

Je garde un souvenir très lointain de la version française de cet album. Je me souviens seulement d'un sentiment mitigé par rapport aux illustrations. Peut être parce que je cherchais trop à retrouver le trait de Moebius.

J'adore la pureté de son Silver Surfer et certains de ses dessins concernant les comics (Iron Man, Elektra, la Chose et un Batman en noir et blanc très contemplatif...). Je trouve que Ladronn a fait un très bon travail sur sa reprise de l'Incal. Dommage que j'ai de plus en plus de mal avec les écrits de Jodo...

Philippe Cordier a dit…

Jodo est "mon Druillet us", je n'aime rien de ce que j'ai tenté de lire de lui

Concernant les illues/hommages je trouve justement que personne, ou presque, n'a tenté de faire du Moebius et c'est l'intérêt de ce livre à mes yeux (et que de grands noms!)

RDB a dit…

Ce qui fait, à mes yeux, l'intérêt de ce genre d'exercice, c'est la rencontre improbable de deux graphismes. "Arzach" n'est pas ce que je préfère de Moebius (d'ailleurs je continue de préférer sa production Jean Giraud/Gir à celle de Moebius : je crois que Moebius, c'est un choc primaire, quand on lit "Major Fatal/Le Garage Hermétique" la première fois c'est une incroyable déflagration, et quand on se fait l'intégrale de "L'Incal" par Jodo/Moebius, c'est parfois du grand wtf mais c'est très tonique), mais d'une certaine manière, c'est secondaire car Arzach est une sorte d'icone bizarre qui invite le lecteur à imaginer plein de choses en plus de sa propre bd.

Du coup, je suis plus sensible à la réinterprétation iconoclaste qui en est faite parce que ça correspond au principe même du perso. Par exemple, c'est vrai que Eisner, c'est curieux, mais ça en dit long sur l'ombre gigantesque de Giraud/Moebius pour les américains : Eisner le salue comme son égal, l'égal des plus grands américains, c'est pas rien.

Mazzucchelli, superbe : minimaliste, très stylisé. Moebius devait adorer (car comme Eisner, il adorait qu'on revisite complètement son travail) et Mazz comme Gir est un vrai transformiste.

Mais bon, ta galerie est impecc : Buscema, Zeck (qui égale Buscema en effet), Mignola... Tout ça renvoie à l'émotion qui avait saisi le milieu à la mort de Giraud/Moebius, tout reconnaissant son génie. Comme son surnom, c'est une boucle sans fin : on ne sort pas de Moebius.

Lionel Garcia a dit…

Du grand wtf?

Parfois la frontière entre Giraud et Moebius s'avérait très mince. Les scénarios de Jim Cutlass à partir du T2 aurait pu être signé Moebius du propre aveu de Giraud.

Philippe Cordier a dit…

quand je pense-coming out-que je n'ai jamais lu l'Incal



:)